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23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Suite à la mort de George Floyd
24 juin 2020, par

Le président des Etats-Unis Trump a annoncé lundi l’ordre d’arrêter toute personne ayant pu ou démolissant un monument célébrant un personnage ou un évènement raciste, cette décision étant rétroactive et pouvant mener jusqu’à 10 années d’emprisonnement.
Cet acte de répression n’est que le dernier en date depuis le début du mouvement social d’ampleur débuté bientôt un mois aux Etats-Unis, et qui fait tache d’huile dans le monde.
Il faut ainsi rappeler que Trump avait ainsi par exemple annoncé vouloir inscrire la mouvance antifasciste, c’est-à-dire stricto-sensu l’ensemble du camp progressiste sur la liste des mouvements terroristes.
Ces démolitions, qui sont des actes symboliques dénonçant le système raciste se multiplient depuis le décès de George Floyd, bien que la démarche militante de se réapproprier l’espace et l’histoire avait débuté bien des années auparavant et s’inscrit aujourd’hui dans une dynamique mondiale.
En effet, où que l’on soit, il y a des monuments, des lieux, des rues nous rappelant l’emprise raciste et/ou coloniale sur nos populations. Et si cela est criant aux Etats-Unis, où les violences raciales systémiques sont exacerbées par la structure même du pays, il n’empêche que cette problématique se retrouve également en France et à La Réunion.
Pour ne citer qu’ici, combien de places, combien de rues, combien de statues nous rappellent-elles l’histoire coloniale, esclavagiste et donc fondamentalement raciste de notre société ?
Un débat a commencé il y a quelques jours sur le fait de savoir que faire de ces éléments pour se réapproprier nos lieux et notre histoire : les conserver et faire un devoir de mémoire ? Les mettre dans un musée ? Où tout simplement les démolir et les débaptiser, comme cela est proposé par une bonne partie des militants antiracistes et décoloniaux ?
Je pense que Trump nous donne, une fois n’est pas coutume, la bonne solution : démolissons ces monuments à la gloire des oppresseurs, que cela soit pour nous réapproprier nos lieux et notre histoire, mais également en solidarité avec nos frères de lutte américains, qui sont aujourd’hui menacés d’emprisonnement pour un geste de désobéissance civile et de volonté de réappropriation de leur histoire.
K.M.G.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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