La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
18 juillet 2008

Ces derniers jours, la Une de nos médias occidentaux, et nous avec, était occupée par l’histoire de la libération à la “James Bond” d’Ingrid Betancourt et de la ténacité des présidents colombien et français pour libérer une dame qui a passé six ans et quatre mois de sa vie en captivité dans la jungle.
Mme Betancourt déclare avoir porté des chaînes 24h sur 24 pendant trois ans et avoir fait 300 km à pied par an en moyenne. En bref, elle affirme avoir été traitée comme “un chien” par les FARCs, et que « ce n’était pas un traitement qu’on puisse réserver à un animal ».
Spontanément, le cas d’Ingrid Betancourt m’a fait penser à un autre cas un peu similaire, mais dont on n’a pas beaucoup parlé en Occident. Avez-vous une idée de à qui cela m’a fait penser ?
Sami Al-Hajj ! Vous vous en souvenez certainement, non ? C’est ce caméraman d’Aljazeera, Arabe, Musulman, Africain et presque Noir. Sa faute est qu’il osait prendre des images dans le domaine de chasse des seigneurs.
Sami Al-Hajj a été arrêté en Afghanistan fin 2001 et transféré au camp de Guantanamo début 2002, pour y rester jusqu’à 2 mai 2008.
Sa détention avait donc quasiment lieu pendant la même période et pour la même durée de captivité d’Ingrid Betancourt. Mais lui, Sami Al-Hajj, était l’hôte de la première puissance internationale de tous les temps dans un camp où « les conditions de détention des prisonniers y sont meilleures qu’en Belgique », selon l’affirmation de Mme Anne-Marie Lizin, sénatrice socialiste belge et qui a visité le camp en 2005 pour le compte de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe).
Mais il semble que Sami Al-Hajj, malgré la bienveillance de ses geôliers, ne jouissait pas de la même force morale et de la même « grande spiritualité » qu’Ingrid Betancourt, ce qui lui a permis de « ne pas glisser dans l’abîme ». Car lui, Sami Al-Hajj, il avait entamé une grève de la faim et sa santé s’était largement détériorée pendant sa détention. D’autres détenus se sont même avérés plus faibles, car eux, ils n’ont pas hésité à mettre fin à leurs jours.
Finalement, il y a eu un dénouement heureux pour tous les deux, mais en voyant quelques images d’arrivée de Mme Betancourt, rayonnante et regorgeant de vie, et de M. Al-Hajj, quasiment inerte et porté par des militaires US et dirigé tout de suite vers l’hôpital, je me dis que le ciel n’était pas de son côté, ou ce sont peut-être les geôliers des FARCs qui ne sont pas si mauvais que ça !
(Sources : Montraykreyol)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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