Droits humains

Sauvetage de 202 migrants au large de la Libye

Drames évités de justesse

Témoignages.re / 7 avril 2018

La Marine libyenne a annoncé vendredi, le sauvetage 202 migrants, dont 14 femmes et deux enfants, au large des côtes de la Libye, à bord de deux bateaux pneumatiques, lors de deux opérations distinctes. 

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(photo d’archives Alfredo d’Amato/UNHCR)

« Des patrouilles de la Marine, dans les bateaux Ras Jedir et Sabratha, ont sauvé 202 immigrés clandestins qui se trouvaient à bord de deux bateaux pneumatiques ; tous, à l’exception de cinq Marocains, sont de différentes nationalités de l’Afrique subsaharienne », a indiqué le Bureau d’information des forces navales. Le Bureau d’information a indiqué, dans un communiqué publié sur sa page Facebook, que la première opération de sauvetage menée par le bateau Ras Jedir s’est déroulée à 29 miles au nord-est de Sabratha (80 km, ouest de Tripoli), ayant permis de secourir un bateau pneumatique transportant 92 immigrants illégaux, soulignant que la seconde opération a eu lieu à 25 miles au nord de Zouara (ouest), au cours de laquelle a été secouru un bateau transportant 110 migrants. La Marine a expliqué, dans son communiqué, que les migrants ont été ramenés à la base navale de Tripoli après avoir reçu l’aide humanitaire et médicale, avant d’être remis à l’organe de lutte contre l’immigration clandestine, le centre d’hébergement de Tajoura.

Pays à la fois d’accueil et de transit des migrants, la Libye fait face, depuis ces dernières années, à une vague de migrants clandestins sur leur route vers l’Europe. Cette situation est favorisée par le chaos sécuritaire dans le pays qui a donné lieu à des excès commis par des trafiquants et passeurs.

Entre 400.000 et 700.000 migrants se trouvent coincés en Libye dans des centres de rétention selon les statistiques de l’Union africaine, qui a décidé, en collaboration avec l’Union européenne, de leur rapatriement vers leurs pays d’origine. Outre le programme de retour volontaire établi par l’Organisation internationale pour la migration (OIM), en collaboration avec les autorités libyennes, plusieurs pays africains comme le Ghana, le Nigeria, la Côte d’Ivoire et la République Démocratique du Congo, ont procédé au rapatriement de leurs ressortissants.