Fabienne abusée par son compagnon...

... sort de la spirale de la souffrance

6 février 2007

Fabienne s’est enfin décidée à quitter son bourreau de compagnon. Spontanément, elle a déversé tout ce qu’elle avait sur le cœur hier en début de matinée. Elle est hébergée momentanément à la Pension les Pluies d’Or à Saint-André, le domicile de Momon Papa Lé La. Des fillettes sont assises non loin de nous. Elle leur demande de regagner leur chambre. En effet, l’histoire de cette jeune mère de famille d’une trentaine d’année est bouleversante.

Fabienne s’est enfin décidée à quitter son bourreau de compagnon. Spontanément, elle a déversé tout ce qu’elle avait sur le cœur hier en début de matinée. Elle est hébergée momentanément à la Pension les Pluies d’Or à Saint-André, le domicile de Momon Papa Lé La. Des fillettes sont assises non loin de nous. Elle leur demande de regagner leur chambre. En effet, l’histoire de cette jeune mère de famille d’une trentaine d’année est bouleversante.

Le masque de la souffrance

Après deux semaines passées au sein de cette pension, elle se sent mieux aujourd’hui. Mais elle porte encore son visage le masque de la souffrance. Une souffrance atroce ! L’homme de sa si triste vie, elle l’a rencontré alors qu’elle était âgée d’une vingtaine d’année. Lui est grand et fort. Au bout de deux mois de vie commune, elle reçoit une paire de claques sans aucune raison. Fabienne a eu un enfant d’une précédente relation. Peut-être que le jeune homme importune le grand gaillard ?

“Monsieur” est abonné à la grasse matinée

Ce grand gaillard justement ne travaille pas. Il est abonné à la grâce matinée. Fabienne depuis 6 heures du matin est debout. Elle est aux petits soins avec son fils. Il est sur son 31, l’heure pour Fabienne de l’emmener à l’école. Elle n’est pas pressée de retourner chez elle. Mais il le faut bien. “Monsieur”, comme l’accoutumée, est encore lit. Il faut lui apporter le café. Il voudrait aussi l’avoir auprès de lui. Au départ elle était contrainte et forcée de le rejoindre. Cependant avec le temps, elle déclinait invitation sur invitation.

Une bonne à tout faire

Le “gaillard” est irritable et tout est prétexte à dispute. Il l’agresse verbalement. Il la considère pour une bonne à tout faire : le ménage, les commissions, les repas quotidiens. Lui a droit de sortir avec des amis pour revenir tard dans la nuit. “Avec un coup dans le nez” ! Le moment est propice à une relation non consentie. La loi considère cet acte monstrueux comme un viol. Combien de fois une telle atrocité a été commise ? Elle garde le silence sur ce point. Et elle se met à trembler, sangloter et pleurer !

Coupable de quoi

Ces heures de souffrance, elle ne peut les oublier. Du moins pour l’instant ! Le moment venu, elle prendra rendez-vous avec un psychothérapeute. Fabienne a honte. Elle se sent coupable ! De quoi ? Eh bien, de tout ce qui lui est arrivé. Elle n’a plus d’amis. Elle a été séquestrée et humiliée. Si elle se maquillait pour sortir, le “gaillard” lui demandait pour qui elle se bichonnait. C’était pour lui, mais lui était aveuglé par la méchanceté. Elle se maquillait alors en cachette au volant de sa voiture.

Se séparer de ce “monstre”

Plus d’une fois, elle a essayé de se séparer de ce “monstre”. Plus d’une fois, elle a porté plainte contre lui. Elle déplore l’attitude de gendarmes qui, selon elle, ne prenaient pas son affaire au sérieux. Et pour cause, son concubin l’a fait passer pour folle. Patrick Savatier a reçu un appel en ce sens. Elle n’est pas folle. Elle a les idées claires et a bien sa tête sur ses épaules. Même si à une époque son compagnon « voulait la réveiller à coup de claques ». Des méthodes qui sont dignes d’un tortionnaire.

Fabienne est arrivée à la Pension les Pluies d’or complètement anéantie, mais avec pour but ne plus voir le père de ses trois filles. Avec le soutien des femmes de Momon Papa Lé La, elle reprend confiance elle.

J.-F. N.


Fabienne...

... a déjà quitté son compagnon. Ses enfants sous le bras, elle est allée vivre dans une maison « donnée par [son] père ». Son compagnon est venu la retrouver. Une fois encore elle tombe dans le piège qu’il lui tend. Il ne recommencera plus ! Il le promet et le jure même. La suite est tout autre. Les intimidations, les injures et les violences reprennent de plus belle. Coup de pieds et coups de poings sont portés sur toutes les parties de son corps. Ses bras tout particulièrement en gardent les traces. Une fois même, elle s’en souvient comme si c’était hier. Et pour cause un 25 décembre, il l’a traînée par les cheveux devant ses enfants. Une autre fois, il tente de l’étouffer de tout son poids. La suite, on ne vous la raconte pas car elle est sordide.
« Il me fait passer pour une malade mentale lors de ses rencontres. Lui “il a toute sa tête” » ! Aujourd’hui, elle a honte quand elle se trouve en présence de ses enfants, de sa famille et ses amis. Pourquoi, elle culpabilise tant ? Elle ne sait pas quoi nous répondre. En fait, elle n’a rien à se reprocher. Aujourd’hui, elle tire un trait sur un chapitre de sa vie. De cette expérience, elle sort grandie et bien décidée à ne plus le revoir.
Depuis qu’elle se trouve à la pension les Pluies d’or, son ex-compagnon ne cesse de lui envoyer des messages. Il lui demande pardon et patati et patata. Elle connaît bien cette musique. Elle ne se laissera pas entraîner par ce doux refrain. Son passé, elle a tiré une croix dessus. Elle ne pense qu’à l’avenir de ses enfants et au sien. Il se construira sans l’homme qui l’a humiliée devant ses enfants.

J.-F. N.


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Témoignages - 82e année


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