Droits humains

« Stop aux violences, oui à la vie ! »

Cérémonie en hommage aux femmes victimes de violences

LB / 26 novembre 2019

Ce mardi 25 novembre, pour célébrer à La Réunion la Journée Internationale pour l’élimination des violences envers les femmes, le CEVIF (Collectif pour l’Élimination des Violences Intra-familiales), présidé par Thérèse Baillif, a organisé une cérémonie en hommage aux femmes victimes de violences. Cette cérémonie s’est déroulée en fin d’après-midi dans le Jardin de l’État à Saint-Denis en face de l’hôpital d’enfants, en présence d’une trentaine de personnes, devant la statue dédiée aux femmes victimes de violences.

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Elle a commencé par un dépôt de gerbe au pied de cette statue, suivie d’une minute de silence pour penser à ces victimes. Elle s’est poursuivie par une belle allocution de Thérèse Baillif et par des témoignages très touchants sur ces violences ainsi que par des appels à la mobilisation de tous les citoyens face à ce problème.

Où s’arrêtera la barbarie ?

Voici quelques extraits de l’intervention de la présidente du CEVIF : « (…) Les violences dans le couple, les violences intra-familiales constituent une aberration de notre société en mal-être. Le couple, la famille, ce sont des lieux où chaque membre devrait se sentir en sécurité. C’est le lieu de l’amour, du respect, de la compréhension, de la solidarité. Pour beaucoup d’entre nous, c’est pourtant le lieu de tous les dangers, de toutes les perversités, de toutes les manipulations. Quelle tristesse ! Nous devons hurler notre indignation, notre dégoût. Nous devrions toutes et tous nous liguer pour que cela ne se reproduise plus. Jamais.

(…) Notre société est-elle en train de régresser ? Où sont passées nos valeurs ? Que devient notre vivre-ensemble ? Au sein de son foyer, mais aussi dans son milieu professionnel, dans le milieu sportif, dans la rue où les espaces publics, dans des soirées amicales, dans les transports publics, partout la femme peut se trouver en danger, en danger mortel même. Où s’arrêtera la barbarie ?

« Le respect, la responsabilité »

(…) La stabilité et l’harmonie d’une société reposent sur des familles stables et harmonieuses, qui assument leurs responsabilités parentales en transmettant les valeurs essentielles comme le respect, la responsabilité. Nous avons besoin de cohérences dans les politiques publiques, nous avons besoin de concertation, de coopération entre les institutions comme la Justice, la Santé, l’Education, les organismes parapublics comme la CAF, les collectivités locales et les associations qui sont au plus près du terrain mais aussi des acteurs avisés et engagés.

(…) Je fais appel aujourd’hui à toutes celles et à tous ceux qui sont témoins de violence dans leur famille, leur quartier, leur cité. Ne pas dénoncer les actes de violences c’est en quelque sorte se rendre responsable de non assistance à personnes en danger. La violence envers les femmes nous concerne toutes et tous. C’est de notre responsabilité car nous pouvons sauver des vies. Stop aux violences conjugales, aux violences sexistes et sexuelles, oui à la vie ! ».

L. B.