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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
2 octobre 2007

Le CRAN s’élève contre le test ADN et prend l’initiative d’envoyer aux parlementaires de l’UMP un petit “kit ADN” pour leur proposer, comme aux immigrés, de vérifier l’authenticité de leur filiation...
Ce qui est bon pour les immigrés ne saurait être mauvais pour les parlementaires de l’UMP. C’est pourquoi, le Conseil Représentatif des Associations Noires a décidé d’envoyer aux parlementaires de la majorité un petit kit ADN, accompagné de la lettre ci-dessous.
« Mesdames et Messieurs les parlementaires de l’UMP
L’Assemblée nationale a adopté récemment un amendement autorisant le recours aux tests ADN pour authentifier les filiations et vérifier les conditions du regroupement familial. Cet amendement proposé par Thierry Mariani s’appuie sur une étude d’Adrien Gouteyron, Sénateur de la Haute-Loire, qui met en cause les actes officiels d’état civil fournis par les familles de « certains pays comme le Sénégal, la Côte d’Ivoire, les deux Congo, le Togo, Madagascar ou les Comores ». Le Sénat est désormais invité à se prononcer sur cette loi, et une commission mixte composée de députés et de sénateurs aura à trouver un éventuel compromis entre les deux Chambres.
Le CRAN ne peut que louer la réflexion du Sénateur Gouteyron, car la sexualité des peuples d’Afrique noire est tellement déréglée qu’on ne peut jamais savoir qui est l’enfant de qui. Le CRAN ne peut que saluer l’initiative du Député Mariani, puisqu’il met en œuvre un vaste effort de transparence qui se fonde sur la vérité génétique, car les gènes, eux, ne mentent pas. Mais pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Le CRAN souhaite que l’on puisse aller plus loin dans cette direction. En effet, même en France, même parmi les Blancs, la filiation réserve parfois de pénibles surprises, et tel qui croyait être fils de son père ou père de son fils s’avère en réalité bâtard ou cocu.
Le CRAN ne peut rester insensible à ce problème, qui remet en cause « l’identité nationale » de ce pays, et soucieux de prolonger la logique de l’UMP, propose aux parlementaires de la majorité un petit “kit ADN” qui leur permettra de vérifier l’éventuelle correspondance entre leur génome et celui de leurs ascendants et descendants. Mesdames et messieurs, comme vous le verrez, l’usage de ce petit kit ADN est tout à fait aisé.
1/ Vous récupérez un échantillon d’ADN de la personne suspecte, votre père, votre mère, votre fils ou votre fille. Un peu d’urine, de sang, de sperme ou de salive, ce serait parfait. Sinon, un cheveu fera l’affaire : point besoin d’arracher une touffe entière. En tout état de cause, soyez discret, car pour l’instant, la loi française interdit les tests ADN tels qu’ils ont été souhaités par l’Assemblée, en vertu de l’article 16 du Code civil : « l’étude génétique des caractéristiques d’une personne ne peut être entreprise qu’à des fins médicales ou de recherche scientifique ». Mais enfin, tant pis pour la loi, passons outre, puisque c’est pour la bonne cause.
2/ Vous récupérez un échantillon d’ADN de vous-même selon la même méthode, urine, sang, sperme, salive ou cheveux.
3/ Vous placez les deux échantillons dans les deux tubes ici fournis.
4/ Vous expédiez tout ce matériel à l’adresse du CRAN, 55 rue du Château d’eau, 75010 Paris, et nous acheminerons les échantillons auprès des laboratoires clandestins, mais sérieux, qui acceptent de réaliser cette opération pour l’instant illégale.
Bien entendu, n’oubliez pas d’indiquer vos nom et adresse sur votre envoi, afin que l’on puisse vous répondre. D’ici une ou deux semaines, vous saurez enfin si vos parents et vos enfants sont bien vos parents et vos enfants, comme vous le pensiez jusqu’ici. Le CRAN vous promet une entière confidentialité sur le résultat de l’expertise. Or, ce qui est bon pour les immigrés ne saurait être mauvais pour les Français. Donc, au-delà du cas particulier du regroupement familial, le CRAN propose que ces mesures ADN soient également imposées à tous les Français, sans distinction d’origine, dès lors qu’ils souhaitent hériter du patrimoine de leurs parents supposés. En cas de décès, cela permettrait d’établir la vérité des origines de manière incontestable ; et le cas échéant, s’il s’avère que la filiation n’est pas authentique, l’héritage pourrait être reversé à l’Etat.
Comme vous le voyez, Mesdames et Messieurs les parlementaires de l’UMP, cette généralisation des procédures d’ADN pourrait à la fois établir l’identité familiale sur des bases scientifiques et en même temps renflouer les caisses de l’Etat, qui en a bien besoin. Nous espérons que vous ferez le meilleur cas de notre suggestion, et dans l’attente de votre réponse, nous vous prions de trouver ici l’expression de nos sentiments distingués. »
Louis-Georges Tin,
Porte-parole du CRAN
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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