La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
27 août 2007

Une fois de plus, un corps de femme assassinée dans un cercueil, un meurtrier en prison, trois malheureux enfants orphelins marqués à vie par le drame de la jalousie morbide : leur père a tué leur mère sous les yeux du petit dernier, les privant brutalement d’une enfance normale et insouciante. Quels adultes deviendront-ils ? Comment affronteront-ils leurs problèmes sentimentaux dans un contexte pareil ? Combien de soins attentifs leur faudra-t-il pour qu’ils puissent cicatriser de tant de blessures affectives ?
Une fois de plus, on a entendu sur les ondes des phrases du style « il l’aimait trop..., il ne supportait pas la séparation..., elle voulait le divorce ». Jusqu’à quand qualifiera-t-on d’amour cette haine aveugle qui fait poignarder à mort la femme qu’on a choisie pour être la mère de ses enfants ? Jusqu’à quand certains hommes se croiront-ils propriétaires de leur compagne et détenteurs du droit de vie ou de mort sur celle-ci, en oubliant le passé qui fut heureux et les innocents nés de l’union ?
Il faudrait lors des cérémonies religieuses et civiles du mariage rappeler aux futurs époux que personne n’appartient à personne, que la vie humaine est précieuse, que l’amour est tolérance et respect. Graziella ne verra pas ses enfants devenir des adolescents et des adultes, l’assassin les verra peut-être au parloir de temps en temps. Quel gâchis ! Alors que toute séparation peut se vivre douloureusement certes, mais sans vengeance sordide.
La vie est faite justement de différentes ruptures, il est important que chacun d’entre-nous puisse se raisonner, se maîtriser pour accepter ce qui est parfois inéluctable. On peut ne pas aimer la même personne toute son existence, on peut avoir envie d’une autre façon de vivre sans risquer la peine de mort d’un bourreau intransigeant.
Je pense à toutes ces femmes disparues en pleine vie, à toute la douleur de ceux qui les perdent à jamais. Je suis triste, je suis en colère car je trouve que notre société traîne les pieds face à ces meurtres de la vie conjugale. Toutes les femmes attendent une grande prise de conscience de tous les acteurs sociaux, et surtout une loi-cadre contre les violences, élaborée et votée le plus rapidement possible.
Le candidat Sarkozy en campagne électorale a assuré les femmes victimes de sa solidarité. Que le Président Sarkozy mette des actes sur ses discours !
Pour l’UFR, Marie-Hélène Berne
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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