La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Conseil général – Rencontre avec les pays de l’océan Indien
7 juillet 2011

Des représentants des Comores, de Madagascar, de Maurice, de Rodrigues et des Seychelles, ainsi que des institutionnels de la COI (Commission de l’Océan Indien) et des Nations unies étaient réunis hier au Conseil général de La Réunion. Le but de cette réunion : discuter des bonnes pratiques à adopter concernant les dispositifs d’accompagnement des femmes victimes de violences dans l’océan Indien. Des acteurs politiques locaux et des membres de différentes associations locales étaient aussi présents.
« Notre volonté est de fédérer les actions de lutte pour venir à bout des violences faites aux femmes », a indiqué d’entrée de jeu Michèle Caniguy, élue déléguée à la Culture au Conseil général. Dans un hémicycle composé en grande majorité par des femmes, la discussion de la matinée a été consacrée à un état des lieux sur les violences envers les femmes dans les îles de l’océan Indien, qu’il s’agisse d’agressions commises dans la rue, au travail ou au domicile familial.
« La violence dirigée contre les femmes et les filles est inacceptable, inexcusable, mais, malheureusement, elle existe partout dans le monde », regrette Cheikh Tidiane Cisse, représentant de l’UNFPA (Fonds de développement des Nations unies pour la population). « Nous sommes ici pour discuter des situations propres à chaque île et mettre en place des stratégies nationales et régionales pour que les femmes et les filles soient protégées et qu’elles ne subissent plus d’agressions d’aucune sorte, ni verbales, ni morales, ni physiques, ni sexuelles », ajoute-t-il. « Nous devons assurer la sécurité des femmes, face à la violence dont elles sont victimes. Moi, je considère la violence comme l’ennemie de la vie », a déclaré Fatoumia Ali Bazi, chargée de commission à la COI.
La députée-maire Huguette Bello a pour sa part souligné : « La violence affecte les femmes dans leur intimité, dans leur identité. Elle touche aussi les enfants. En France, beaucoup de textes existent pour condamner les violences envers les femmes, mais ils sont dispersés. Il faudrait les regrouper dans une loi-cadre pour mieux protéger les femmes ».
De manière générale, la Commission Océan Indien souhaite renforcer la protection des femmes, proposer des formations professionnelles spécialisées (dans le social et dans les autorités) pour mieux lutter contre les agressions, et sensibiliser le jeune public grâce aux actions de prévention. Un dispositif de suivi des hommes coupables de violences se profile également, avec la mise en place de groupes de parole et d’écoute pour leur éviter de recommencer ou de passer à l’acte.
Le jeudi 7 et le vendredi 8 juillet, des visites sur sites sont prévues pour les différents représentants, au dispositif d’urgence “115” et au relais familial “Rose des Bois”. Des ateliers de travail et des débats sont également au programme. La synthèse de cette rencontre régionale aura lieu le demain.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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