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Débats sur l’âge de la retraite à 62 ans
18 mars 2025, par

Amélie de Montchalin a soutenu le premier ministre, François Bayrou, qui avait estimé la veille qu’il n’était pas possible de revenir à cet âge légal de départ à la retraite.
Le gouvernement répond aux critiques des syndicats sur la réforme des retraites. Interrogée sur Europe 1 ce lundi, la ministre déléguée aux Comptes publics, Amélie de Montchalin, a estimé qu’il n’était « pas réaliste » de revenir à la retraite à 62 ans, dans un contexte où « le premier ministre a donné un élément de cadrage, c’est que nous devions revenir à l’équilibre en 2030 ». Une déclaration qui va dans le sens de la prise de parole de François Bayrou, le 16 mars.
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« Ce que le Premier ministre dit, c’est que les partenaires sociaux ont toutes les cartes et que tout le monde voit bien que revenir à 62 ans ne permet pas de revenir à l’équilibre », a expliqué Amélie de Montchalin sur CNews/Europe 1.
« La retraite à 62 ans, avec le cadrage qui a été fixé de revenir à l’équilibre du système des retraites en 2030, ce n’est pas qu’on dit que c’est fini ou que ce n’est pas fini, c’est juste (que) ce n’est pas réaliste », a-t-elle poursuivi. Cette dernière a exigé de « faire confiance » aux partenaires sociaux et à la démocratie sociale.
Les propos du Premier ministre ont provoqué la colère des représentants des salariés comme de la gauche : la CGT a dénoncé des propos « scandaleux », y voyant une « trahison de la parole donnée aux organisations syndicales, dont la nôtre, et aux parlementaires ». De son côté, la CFDT a jugé ces paroles « incompréhensibles », accusant François Bayrou de « torpiller les discussions ».
De son côté, le ministre de l’Économie, Éric Lombard, avait tenté de nuancer la parole du premier ministre, rappelant que c’était aux partenaires sociaux de se mettre d’accord sur le dossier sensible des retraites, d’ici mai. Sans rassurer pour autant les syndicats, sortis agacés de cette séquence.
En outre, plusieurs organisations syndicales ont demandé lundi à Matignon de clarifier la position du gouvernement après les propos qu’elles jugent « incompréhensibles » du Premier ministre sur l’impossible retour aux 62 ans. Les partenaires sociaux doivent se revoir mercredi pour parler de la retraite des fonctionnaires.
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