Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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La crise du logement
10 novembre 2007, par

Une étude publiée récemment par l’AGORAH s’intéresse à la « capacité locative des ménages réunionnais », c’est-à-dire au type de logement auquel un locataire peut prétendre par rapport à ses revenus. Le résultat de cette étude est une nouvelle preuve de la crise du logement à La Réunion.
Ce que dit l’Observatoire des loyers privés de La Réunion
« La capacité locative des ménages réunionnais »
« Un couple avec 2 enfants (ménage type retenu pour les simulations) n’est pas toujours en capacité de louer le T4 (87,5 mètres carrés en moyenne) convenant à ses besoins.
Si l’on compare ses revenus imposables avec un loyer moyen établi toutes sources confondues, on obtient les résultats suivants :
- avec un revenu équivalant à 1 SMIC (900 euros), soit une capacité locative de 300 euros, malgré les aides au logement auxquelles peut prétendre ce ménage, la location d’un T4 dans le parc privé est impossible, et ce quel que soit le bassin d’habitat. Il devra donc se résoudre à louer un T3, dans le Nord, le Sud ou l’Est de l’île.
- avec un revenu équivalant à 2 SMIC (1.800 euros), soit une capacité locative de 600 euros, ce ménage peut louer un T4 dans le Sud et l’Est, mais pas dans le Nord ou l’Ouest.
- avec un revenu équivalant à 3 SMIC (2.700 euros), soit une capacité locative de 900 euros, il a le libre choix de la taille du logement et de sa localisation.
Toutefois, ces résultats, déjà peu optimistes, doivent être tempérés. D’une part, parce que ces simulations sont établies à partir des loyers moyens de l’ensemble du parc locatif privé de La Réunion, or, il est probable que les logements mis en location pour la première fois ou remis en location s’établissent à des niveaux de loyers plus élevés. D’autre part, 72% des ménages réunionnais ne sont pas imposables et ont donc une capacité locative inférieure à 300 euros.
Actuellement, seule une minorité des ménages réunionnais est en mesure de se loger de façon convenable s’ils sont amenés à changer de logement. En effet, la location dans le parc privé s’accompagne souvent de compromis sur la taille ou la localisation du logement. L’accès au parc social est difficile du fait d’un niveau de production insuffisant ces dernières années au regard des besoins et d’un taux de rotation extrêmement faible.
Enfin, l’accession à la propriété est devenue quasiment impossible pour les ménages aux revenus inférieurs à 3 SMIC hors aides (cf Etude AGORAH de mai 2007). Le débat est aujourd’hui engagé pour tenter d’apporter collectivement (partenaires publics comme privés) des solutions alternatives à la crise du logement à La Réunion, afin de diversifier les formes et les coûts de production de logements, et de recréer le parcours résidentiel des ménages réunionnais.
Engager des moyens exceptionnels pour le logement social
« Actuellement, seule une minorité des ménages réunionnais est en mesure de se loger de façon convenable s’ils sont amenés à changer de logement », tel est le constat de l’Observatoire des loyers privés de La Réunion.
Du fait de l’insuffisance de production de logements sociaux, de nombreux Réunionnais ayant droit à ce type de logement doivent se tourner vers le parc privé. Dans sa dernière étude, l’Observatoire des loyers privés de La Réunion ne peut que constater qu’un revenu minimal de 3 SMIC permet de choisir librement la taille de son logement et sa localisation.
Avec un revenu d’un SMIC, une famille de Saint-Denis ne peut louer qu’un deux pièces. Comment dans ces conditions peut-on vivre décemment ?
Sachant que la moitié des Réunionnais ont des revenus tellement bas qu’ils ont droit à la CMU, l’Observatoire des loyers privés donne une illustration de la crise du logement à La Réunion. Face à cette situation, il est plus que jamais nécessaire de dégager des moyens exceptionnels pour faire face à une crise exceptionnelle : 70% des Réunionnais ont droit à un logement social, 100% des Réunionnais ont droit à un logement décent.
M.M.
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Messages
10 novembre 2007, 17:12, par kalimouna
Si 72% des reunionnais ne peut pas se procurer, un loyer dit privés ; les 28 % qui reste ne sont-ils pas reunionnais ? à cet allure que deviendra la reunion ? de toute façon les reunionnais ne peuvent ni acheter ni louer. donc OUSANOUSSAVA ?