APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
L’association Momon papa léla et la crise du logement
8 septembre 2005

L’association “Momon papa lé la” ne décélère pas son action coup de poing en faveur des sans-logements. Avant-hier, elle occupait des logements sociaux vides de la rue de La Vérité, à la Ravine Creuse, à Saint-André.
Le premier magistrat de Saint-André a été directement interpellé. En effet, plusieurs logements sociaux sont inoccupés dans un quartier de la Ravine Creuse. Pour Patrick Savatier, c’est une offense pour ceux qui n’ont pas de toits où vivre décemment.
Avant-hier, avec les militants de l’association Momon papa lé la, dont il est le porte-parole, Patrick Savatier ouvrait les portes d’une case. Pour dénoncer encore et encore ce manque de prise en compte des familles dépourvues de logements. Ou vont-ils dormir ? Dans la rue ? "Nous sommes des humains, pas des animaux", scande Roger Thionville, sans logement depuis un an maintenant. Malheureusement, force est de constater que les pouvoirs publics jouent à la sourde oreille. Hier, après avoir été sommé par les forces de l’ordre de quitter le lieu squatté, les militants de l’association sont allés une nouvelle fois à la rencontre de la municipalité de Saint-André. Kome di kréol : zoréy koshon dann marmit poi. Les élus brillaient par leur absence, mais surtout par leur silence, leur manque de réponse. En effet, pourquoi ne pas ordonner que ces logements soient occupés, maintenant qu’il est avéré qu’il existe des logements vides sur Saint-André ?
Aucune avancée notoire donc pour les militants de l’association, si ce n’est l’intervention d’un responsable de l’Habitat Réunion. Il propose d’édifier une liste des logements inoccupés et de résoudre au plus vite la situation calamiteuse dans laquelle se trouvent plusieurs familles réunionnaises. Effet d’annonce ? Proposition démagogique ? Attendons que ces familles bénéficient d’un logement. Pour voir ce qui se fait réellement.
"Kosa banna i rod fèr sanm nou..."
Roger Thionville (54 ans) me propose de visiter deux maisons inoccupées. On ne peut que comprendre le désarroi de cet homme. Me montrant de l’argent, il explique qu’il a la capacité de payer ce loyer, et même de suite. Mais voilà, rien n’a été fait pour lui, comme pour les autres familles dans son cas. "Moin nana larzan, é i done pa moin la kaz. Zot i vé fé pèt mon tèt, kosa ?", demande-t-il, exaspéré. Après un an de recherches, de démarches, il constate qu’il reste un laissé pour compte, un va-nu-pieds scotché au fossé social. Avec de la bonne volonté des pouvoirs en place, une des deux maisons pourrait faire l’affaire. Il ne demande que cela. Prendre une débroussailleuse, tondre cette jungle de gazon, rénover entièrement cette maison, pour trouver enfin un logement digne. Et de poursuivre : "moin lé andikapé. Konsèy zénéral la di soidizan moin lé prioritèr pou gingn in lozman. É ziskalèr, moin la pokor gagné kaz-là. Kosa banna i rod fèr sanm nou, ansanm moin ?".
Avant-hier, ce sont les forces de l’ordre, et les rats, qui ont contraint les membres de l’association Momon papa lé la à quitter le logement squatté. Pourtant, leurs revendications se justifient. La crise du logement est si vive, qu’il est frustrant de découvrir des maisons vides, capables d’accueillir des familles entières. Pourquoi donc ce déni des plus défavorisés d’entre nous ? On comprend dès lors les propos d’une artiste locale, qui chantait "Sak nana, na pou gaté. Sak na poin, na poin di-tou".
Bbj
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture