Mieux vaut tard que jamais

Eliane et ses enfants obtiennent un logement décent

22 juin 2007

Il y a quelques semaines encore, Eliane Arthur vivait avec ses cinq enfants dans un logement dégradé par un incendie volontaire, dans un lotissement de la SIDR à Saint-Benoît. La situation durait depuis plusieurs mois. Ni la mairie de Saint-Benoît, ni la SIDR ne s’étaient décidés à réagir, malgré les appels à l’aide de la mère de famille. Eliane nous racontait alors, dans l’article publié le 25 mai dernier, les difficultés qu’elle rencontrait pour se faire entendre. La seule solution qu’on lui proposait, c’était d’être relogée, dans le même lotissement, à condition de verser « une caution de 1000 euros » (pour un logement social !), somme dont elle ne disposait pas. Eliane était pourtant prête à rembourser peu à peu les travaux que la SIDR entreprendrait, c’est du moins ce qu’elle a proposé à plusieurs reprises à l’organisme.
Heureux dénouement, Eliane et ses cinq enfants ont enfin obtenu gain de cause, il est vrai à force de persévérance. « La SIDR m’a contactée, un agent est venu voir les dégâts et les travaux ont commencé. Ils ont même posé de nouveaux carreaux », confiait Eliane, il y a quelques jours. La jeune femme n’a d’ailleurs rien eu à payer pour ces réparations. Eliane peut maintenant dormir tranquille le soir, ne plus être obligée de se servir d’une planche de contreplaqué en guise de porte, et ses enfants ( qui « travaillent bien à l’école ») peuvent apprendre leurs leçons sans être perturbés. Saluons l’initiative de la SIDR, qui n’a fait au fond que son travail, un peu tard... Mais mieux vaut tard que jamais. Gérer des logements sociaux, c’est aussi sans doute, être à l’écoute de ces locataires qui appartiennent souvent à une frange de la population défavorisée. Respecter non seulement leur droit au logement, mais aussi à un logement décent.

Edith Poulbassia


Signaler un contenu

Un message, un commentaire ?


Témoignages - 82e année


+ Lus