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Remise de clés à cinq familles mahoraises sinistrées de Dina
6 juillet 2004

Hier matin, dans un quartier de La Ravine à Malheur à La Possession, s’est déroulée une cérémonie autour du relogement attendu de cinq familles mahoraises, sinistrées de Dina il y a deux ans. À cette occasion, Sylviane Rivière, la 2ème adjointe au maire, déléguée aux Affaires financières, à la Vie associative, sportive et socio-éducative, a souligné les difficultés auxquelles est confrontée la municipalité dans son combat pour faire respecter le droit au logement de la population la plus démunie.
"L’un des axes majeurs de nos mandatures et de nos engagements... touche avec urgence à l’habitat", a déclaré Sylviane Rivière au début de son discours prononcé devant les habitants de Ravine Lafleur dans un quartier de La Ravine à Malheur à La Possession. Hier, la 2ème adjointe de la Municipalité possessionnaise était heureuse d’annoncer le relogement de cinq familles, sinistrées du cyclone Dina en 2002. Une action qui est l’aboutissement d’un long combat.
En 1998, la Commune de La Possession a initié une étude de diagnostic des poches d’habitat précaire et insalubre, en particulier sur les sites de Tamarin Sarda, Ravine La Fleur et Chemin Morville, rappelle Sylviane Rivière. Dans la continuité d’une politique de lutte contre l’habitat insalubre, le Conseil municipal de La Possession avait alors pris la décision de lancer une étude pré-opérationnelle Résorption de l’habitat insalubre sur le site de Ravine La Fleur. Et le cyclone Dina "a, de manière brutale, mis au grand jour la présence de 21 familles, installées sur des terrains dits "à risques", et non viabilisés".
Ainsi, pour parer au plus urgent et compte tenu des moyens disponibles, neuf familles ont été relogées dans un ancien dancing de La Ravine à Malheur, transformé pour la circonstance en centre d’hébergement provisoire.
Aujourd’hui, cinq familles nombreuses - nécessitant un logement de quatre chambres au minimum - vont bénéficier de ces relogements provisoires, d’un montant global de 508.000 euros. "Ce n’est qu’une étape, puisqu’il reste encore 8 familles, sur les 21 en 2002, dans le sentier Morville", précise l’adjointe qui ajoute : "Pour toutes ces personnes, le Service habitat de la Mairie, toujours en relation avec les différents bailleurs sociaux, recherchent activement des solutions à leur situation pour le moins délicate".
Ainsi, même si ces relogements ne sont qu’une étape, ils n’en demeurent pas moins une avancée qui met en évidence, une fois de plus, la nécessité d’une solidarité de l’État, hélas pas toujours au rendez-vous. "Que cette remise de clés soit la preuve qu’à La Possession on se bat pour que cette solidarité soit une réalité", a conclu Sylviane Rivière.
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