APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
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Après l’annonce du gouvernement
10 janvier 2007

Suite à l’annonce lundi d’un ’plan d’action renforcé’ pour les sans-abri en 2007, les dirigeants des ’Don Quichotte’ entendent mettre fin progressivement à leur action. Mais dans les campements, cet appel n’est pas suivi.
Le gouvernement a annoncé lundi un plan renforcé pour l’hébergement durable des sans-logis et la présentation le 17 janvier du projet de loi sur le droit au logement opposable, à la satisfaction des Enfants de Don Quichotte qui restent mobilisés sur le terrain. Leur porte-parole, Augustin Legrand, à l’annonce du plan gouvernemental, a aussitôt fait part de sa décision de « démarrer immédiatement » le « processus qui nous conduira à la fin » des campements.
« Nos revendications ont été entendues. Maintenant, nous allons être très vigilants quant à leur application. Nous allons plier les tentes au fur et à mesure que les SDF vont retrouver un logement », a annoncé Jean-Baptiste Legrand, le Président des "Don Quichotte". Il a toutefois précisé que l’opération pourrait prendre « plusieurs semaines ».
Du côté des sans-logis, la vigilance est de mise. « Tout ça, c’est encore des promesses de politiques. Nous, on part pas, et s’il le faut, on reprend le mouvement », affirment Sacha et Daniel, au journal “20 Minutes”.
Paco, militant associatif chevronné, s’accapare les micros : « Les enfants de Don Quichotte ne sont pas organisés. J’aurais été content si on avait réquisitionné des immeubles. Là, on va juste envoyer des gens dans des coins paumés ».
Les sons de cloche sont souvent les mêmes en province.
Des baux signés sur place
À Bordeaux, « malgré l’appel parisien à lever les campements », écrit le quotidien gratuit, « les tentes bordelaises devraient donc rester encore un moment : les organisateurs veulent des solutions pour chaque personne avant de les démonter ».
À Toulouse, les Enfants de Don Quichotte ont choisi de ne pas lever le camp « tant qu’une solution adaptée ne sera pas trouvée pour chacun ». Cette décision d’éviter toute précipitation a été prise en concertation avec les coordinateurs locaux et le “noyau dur” des campeurs. « Il y a 50 à 70 cas à régler. Nous allons lister les parcours et les attentes de chacun, puis nous attendrons que la préfecture prenne contact avec nous », précise Yannick, un “logé” qui dort là depuis une semaine. « Un studio suffirait. Ou plutôt un camion pour pouvoir faire les saisons, ce serait l’idéal », réfléchit Scalou, l’un des pionniers du campement. « Moi, j’aimerais juste un garage avec l’eau et l’électricité, histoire de repartir du bon pied », dit Doumé qui, en dépit des missions d’intérim qu’il enchaîne, dort dans sa voiture depuis le mois de mai.
Dans l’Est de la France, les représentants strasbourgeois du mouvement maintiennent la pression. Hier matin, une délégation de quelques membres du campement devait être reçue par le Sous-préfet Eric Etienne. « On demandera des précisions sur ce que le gouvernement compte mettre en place localement en termes de logement. Il nous faut des réponses concrètes », insiste Jean-Cyrille. Autre condition fixée par Les Enfants de Don Quichotte à Strasbourg pour envisager un départ : « des baux signés pour les SDF présents sur place », explique le militant. Installé samedi dernier, le campement strasbourgeois est l’un des plus récents de France et reste encore dans une dynamique d’expansion. Pourquoi envisager cette extension du campement malgré les annonces du gouvernement et des Don Quichotte à Paris ? « Pour être sûr qu’un maximum de sans-abri de Strasbourg pourront profiter des différentes mesures », répond une porte-parole.
À Marseille, on accueillait avec prudence les propos tenus à Paris par les Enfants de Don Quichotte. « Rien n’est encore fait, précise Yannick Lopez, chargé de la communication pour Don Quichotte Paca. Nous attendons des propositions concrètes de la part de la préfecture. La mairie, elle, n’a pas encore donné de signe de vie. Le problème reste entier ».
27.100 places se substituent à 13.500
Le Ministre du Logement et de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo et sa Ministre déléguée Catherine Vautrin avaient annoncé un "plan d’action renforcé" pour 2007 afin d’héberger de façon « pérenne » et « adaptée » toute personne accueillie en urgence, plan qui « s’appuiera sur 27.100 places nouvelles ». Ces places présentées comme « nouvelles » doivent se substituer « aux 13.500 places actuelles en hébergement d’urgence », selon une mise en œuvre progressive « courant 2007 ».
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