APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Présentation du 20e rapport de la Fondation Abbé Pierre
25 février 2015

Hier à Sainte-Marie, des Réunionnais exclus du droit au logement digne se sont exprimés. La situation est très claire. Le système actuel ne pourra pas résoudre la crise du logement. C’est donc la nécessité d’une nouvelle politique pour laquelle le PCR a des propositions.
C’était hier la présentation publique du 20e rapport de la Fondation Abbé Pierre sur le mal-logement, au lendemain de l’échange avec la presse sur ce sujet (voir Témoignages d’hier). Elle avait lieu à Cinécambaie en présence de nombreux invités. Maurice Gironcel représentait le Parti communiste réunionnais.
La présentation a permis de revenir sur plusieurs temps forts de l’année, dont le séjour d’une délégation réunionnaise de SDF à Paris pour rencontrer le président du Sénat, Jean-Pierre Bel.
Membre de la délégation, Jean-Baptiste Minatchy a pu témoigner des enseignements qu’il tire de cette action. « 8 mois après, toujours rien. Veut-on de nous dans cette société ? ».
Il dit que « c’est aujourd’hui que l’on peut agir, notamment pour la transparence dans l’attribution des logements sociaux ». Et de conclure sur un message aux élus : « respecter nos droits sinon venez dormir avec nous dans la rue ».
Constat partagé par Expédit. Il cible aussi les élus : comment pourraient-ils vivre dans un 20 mètres carrés loué à 330 euros par mois ?
Quant à Ludovic, il dit que l’« on est le plus petit peuple de France, rien ne change malgré notre exposition médiatique ». Or sans logement, pas de travail et sans travail, pas de logement.
Après la présentation d’actions menées par la Fondation cette année, son délégué général Philippe Doutreligne a répondu à quelques questions.
Interrogé sur l’utilisation de containers en tant que logements provisoires, il a souligné que le provisoire a tendance à durer. C’est pourquoi il faut être plus ambitieux pour faire du logement social.
L’échange s’est poursuivi par des tables rondes. Elles ont soulevé le manque de moyens. 20 à 22000 familles vivent dans un logement insalubre, avec un système qui produit de l’insalubrité avec en particulier le vieillissement du parc social. Même avec 1000 logements rénovés par an, il faudrait plus de 20 ans pour régler ce problème, a rappelé Dominique Payet du PACT Réunion.
Les témoignages des pauvres et le constat des acteurs du logement montre la situation de blocage du système. Il est incapable de répondre aux demandes de la population et il est donc nécessaire de tout remettre à plat. L’heure du débat est venue, les propositions sont les bienvenues. Dimanche, le PCR a présenté les siennes sur le logement. Les autres organisations politiques vont-elles contribuer à ce débat ?
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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