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Restructuration du quartier “Les Attes/Citerne” à Saint-Leu
23 juin 2007

La ville de Saint-Leu et la SIDR ont signé hier une concession d’aménagement pour la restructuration du quartier “Les Attes/Citerne” situé à l’entrée Sud de l’agglomération. Sur les 5 hectares concédés, sera engagée une opération RHI comprenant l’amélioration de 8 maisons et la construction de 154 logements en location et en accession. 54 parcelles sont destinées à l’accession libre.
Le quartier “Les Attes/Citerne” situé à proximité du four à chaux compte environ 200 habitants pour 70 logements. Il s’agit principalement de cases en bois sous tôles, pour une grande part insalubres. Huit seulement seront conservées et améliorées, les autres rasées et leurs habitants relogés en fonction de leur situation particulière.
Les premiers LLS livrés en 2009
En effet, sur les 154 logements qui seront construits, il est prévu d’en proposer 69 en LLS (Logement Locatif Social), 5 en accession prêt à taux zéro, 14 en LES (Logement Evolutif Social) et le reste en PLS (Prêt Locatif Social). Les premiers LLS devraient être rendus en 2009.
Cette restructuration du quartier est d’autant plus nécessaire qu’il s’agit « aujourd’hui d’un “no man’s land” », selon Bernard Hoarau, chargé de communication à la SIDR. Ce dernier fait état d’une désorganisation totale du quartier où le foncier n’est pas optimisé, l’habitat trop dispersé. En plus de la non conformité de certaines habitations aux règles d’hygiène et de sécurité, le communiquant souligne le manque de réseaux de communication. « Pour se rendre dans les habitations, il faut emprunter de petits chemins, de petits escaliers, précise-t-il. Tout l’accès voiture est à faire ou à refaire, tout le réseau est à construire ». Au-delà des logements, c’est donc le quartier dans son ensemble qui sera redessiné avec des équipements de proximité, espaces publics et espaces verts. Cette opération permettra également d’apporter une réponse aux autres familles de la commune en attente d’un logement. Le bilan prévisionnel de l’opération s’élève à plus de 7 millions d’euros avec une prise en charges de 2,7 millions par l’Etat, de 755.000 euros par la ville et 555.000 par le TCO. Le reste sera financé par les locataires eux-mêmes, et surtout le fruit de la vente des parcelles vouées à l’accession libre, qu’il s’agisse de promoteurs sociaux ou d’autres projets privés.
Stéphanie Longeras
Un programme établi en concertation avec la population ?
Un gramoune en colère au bout du fil ...
Ne pouvant être dans le Nord et l’Ouest au même moment, c’est donc par téléphone que j’ai couvert l’événement avec le chargé de communication de la SIDR. Constatant que seulement 8 maisons sur les 70 feraient l’objet de travaux d’amélioration, je me suis interrogée sur le devenir des 62 restantes.
J’ai donc appelé à nouveau Bernard Hoarau qui m’a confirmé ce que je supposais, à savoir qu’elles seraient détruites. La population a-t-elle été prévenue ? Y’a-t-il eu des litiges sur cette question ou les habitants sont-ils unanimement en phase avec le projet ?
« Ou ve konèt, alor ékout bien ! »
Alors que certaines familles étaient venues assister à la signature de la concession entre la ville et la SIDR, quelques unes d’entre elles ont spontanément voulu témoigner. Un gramoune de 68 ans n’a pas hésité à livrer avec élan son mécontentement. « Ou ve konèt, alor ékout bien ! », m’a-t-il dit. Son opposition était telle qu’il n’a pas craint, pour défendre sa cause, de risquer la prison, même à 68 ans.
Affaire à suivre
Cet habitant du quartier “Les Attes/Citerne” était propriétaire de plusieurs terrains et se plaignait qu’on les lui ait acheté à des sommes qui ne correspondaient pas à leur valeur réelle. Plus encore, il s’indignait que l’on veuille mettre un « vié moune » comme lui et d’autres de ses voisins dans un immeuble, avec un loyer à charge, alors qu’ils sont actuellement propriétaires de leurs maisons.
On nous présente un programme de relogement et de construction établi en concertation avec la population, mais tous les habitants ne semblent pas de cet avis. De plus, on appâte la presse avec une opération RHI qui, finalement, ne concerne que 8 habitations, même si 154 logements sont construits (et c’est toujours une très bonne chose). A quoi vont être destinées les 54 parcelles en accession libre ? À du logement social ou à des opérations de défiscalisation ? Affaire à suivre.
SL
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Messages
27 juin 2007, 08:55, par une saint-leusienne dégouttée
concernant ce quartier, les personnes concernées sont dans le flou. Pas grand monde ne sait ce qui adviendra de son logement, à part 2 personnes :
- la 1ère, celle qui s’est retrouvée avec une énorme parcelle litigieuse dont il a revendu (ou cédé) à la mairie ou à la Semader puisque c’est l’ancienne SEM qui devait s’occuper de la RHI des Attes. A l’époque, la mairie de Saint-Leu avait même mis son directeur technique en disposibilité pour une année et cette personne s’est retrouvée à la SEMADER. Depuis, elle a retrouvé son poste de directeur technique à la mairie. Par ailleurs, ce propriétaire s’est même vu octroyer un permis de construire dans une zone en RHI ????? la maison est terminée et déjà en location.
Ce qui me semble le plus bizarre c’est que l’immeuble en question ne se trouve toujours pas sur le nouveau plan présenté la semaine dernière à la mairie.????
- la 2ème personne c’est la mère d’une élue municipale et régionale.
Quant à moi, je n’arrête pas de découvrir des informations à ne pas divulger car je suis dans le collimator de la mairie. Venez découvrir à saint-leu le seul "sens interdit" de moins de 200 m de la Réunion. Quand l’on questionne la mairie, elle nous répond que c’est la DDE qui a décidé (On nous prend vraiment pour des c...) ; par la suite j’apprends par un employé que cette décision a été prise par le directeur des services techniques.