Le rapport de la Fondation pour le Logement des Défavorisés illustre le résultat du néocolonialisme français

Pénurie de logements : plus de 700 000 personnes survivent dans des conditions indignes dans les anciennes colonies devenues départements comme La Réunion

18 février, par Manuel Marchal

Dans les anciennes colonies françaises devenues départements français, la crise du logement frappe des centaines de milliers de personnes. Pauvreté, loyers élevés et pénurie de logements sociaux ne peuvent que pousser le peuple à se révolter pour briser le néocolonialisme français. Des choix politiques courageux sont indispensables pour préserver la paix sociale sans l’acheter mais en faisant respecter dignité et justice.

Dans les anciennes colonies françaises devenues départements français, la crise du logement est le visage concret du néocolonialisme français. Des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions précaires, indignes, ou sous la menace permanente de perdre leur toit. Cette réalité n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence directe de choix politiques qui ont maintenu ces pays dans le sous-développement.

15 fois plus de pauvreté qu’en France

Le constat est accablant. La pauvreté y est jusqu’à quinze fois plus fréquente qu’en France. Le chômage y atteint des niveaux records. Près d’un habitant sur quatre dépend de minima sociaux pour survivre. Dans ces conditions, accéder à un logement digne devient un combat quotidien. Pour de nombreuses familles, se loger signifie consacrer une part excessive de leurs revenus à un toit souvent insalubre, trop petit ou mal adapté.

Prix des loyers abusifs

Le prix du logement aggrave encore cette injustice. Les loyers atteignent des niveaux comparables aux régions les plus chères de France, alors même que les revenus sont bien plus faibles. Cette contradiction enferme des milliers de familles dans la précarité. La majorité de la population est éligible au logement social, et une grande partie devrait bénéficier de logements très sociaux. Pourtant, les constructions restent insuffisantes et les demandes s’accumulent sans réponse.

La spéculation immobilière se développe au détriment des résidents

Dans le même temps, la spéculation immobilière se développe. Les résidences secondaires et les locations touristiques se multiplient, réduisant le nombre de logements accessibles aux habitants. Le logement devient une marchandise, soumise à la logique du profit, et non plus un droit fondamental. Cette situation renforce les inégalités et exclut les plus fragiles.

Des raisons de se révolter

Les conséquences sont lourdes. Le mal-logement détruit la santé, fragilise les familles et compromet l’avenir des jeunes. Il enferme des générations entières dans un cycle de pauvreté. Il alimente aussi un sentiment d’abandon et d’injustice, qui mine la cohésion sociale et ne peut que pousser à la révolte contre le système néocolonial et sa classe privilégiée, ce qu’il s’est passé l’an dernier à Madagascar peut aussi se passer à La Réunion.

Cette situation trouve ses racines dans une histoire coloniale dont les conséquences sont toujours visibles. Les anciennes colonies françaises devenues départements continuent de subir des retards structurels et un manque d’investissements à la hauteur des besoins. L’égalité proclamée par la République reste, pour beaucoup, une promesse non tenue.

Des solutions existent

Pourtant, des solutions existent. Il est possible de construire massivement des logements sociaux adaptés aux besoins de la population. Il est possible de lutter contre l’habitat indigne, d’encadrer les loyers et de réguler la spéculation. Il est possible de faire du logement une priorité politique réelle.

Ce qui manque, ce n’est pas la capacité d’agir. C’est la volonté politique. Garantir le droit au logement, c’est garantir la dignité. C’est reconnaître que les habitants des anciennes colonies françaises devenues départements sont des citoyens à part entière.

La République doit choisir : continuer à tolérer l’injustice au risque de révoltes, ou accompagner le développement.

M.M.

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