Un triple anniversaire de portée mondiale
18 juillet, par4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
Le rapport de la Fondation pour le Logement des Défavorisés illustre le résultat du néocolonialisme français
18 février, par

Dans les anciennes colonies françaises devenues départements français, la crise du logement frappe des centaines de milliers de personnes. Pauvreté, loyers élevés et pénurie de logements sociaux ne peuvent que pousser le peuple à se révolter pour briser le néocolonialisme français. Des choix politiques courageux sont indispensables pour préserver la paix sociale sans l’acheter mais en faisant respecter dignité et justice.
Dans les anciennes colonies françaises devenues départements français, la crise du logement est le visage concret du néocolonialisme français. Des centaines de milliers de personnes vivent dans des conditions précaires, indignes, ou sous la menace permanente de perdre leur toit. Cette réalité n’est pas une fatalité. Elle est la conséquence directe de choix politiques qui ont maintenu ces pays dans le sous-développement.
Le constat est accablant. La pauvreté y est jusqu’à quinze fois plus fréquente qu’en France. Le chômage y atteint des niveaux records. Près d’un habitant sur quatre dépend de minima sociaux pour survivre. Dans ces conditions, accéder à un logement digne devient un combat quotidien. Pour de nombreuses familles, se loger signifie consacrer une part excessive de leurs revenus à un toit souvent insalubre, trop petit ou mal adapté.
Le prix du logement aggrave encore cette injustice. Les loyers atteignent des niveaux comparables aux régions les plus chères de France, alors même que les revenus sont bien plus faibles. Cette contradiction enferme des milliers de familles dans la précarité. La majorité de la population est éligible au logement social, et une grande partie devrait bénéficier de logements très sociaux. Pourtant, les constructions restent insuffisantes et les demandes s’accumulent sans réponse.
Dans le même temps, la spéculation immobilière se développe. Les résidences secondaires et les locations touristiques se multiplient, réduisant le nombre de logements accessibles aux habitants. Le logement devient une marchandise, soumise à la logique du profit, et non plus un droit fondamental. Cette situation renforce les inégalités et exclut les plus fragiles.
Les conséquences sont lourdes. Le mal-logement détruit la santé, fragilise les familles et compromet l’avenir des jeunes. Il enferme des générations entières dans un cycle de pauvreté. Il alimente aussi un sentiment d’abandon et d’injustice, qui mine la cohésion sociale et ne peut que pousser à la révolte contre le système néocolonial et sa classe privilégiée, ce qu’il s’est passé l’an dernier à Madagascar peut aussi se passer à La Réunion.
Cette situation trouve ses racines dans une histoire coloniale dont les conséquences sont toujours visibles. Les anciennes colonies françaises devenues départements continuent de subir des retards structurels et un manque d’investissements à la hauteur des besoins. L’égalité proclamée par la République reste, pour beaucoup, une promesse non tenue.
Pourtant, des solutions existent. Il est possible de construire massivement des logements sociaux adaptés aux besoins de la population. Il est possible de lutter contre l’habitat indigne, d’encadrer les loyers et de réguler la spéculation. Il est possible de faire du logement une priorité politique réelle.
Ce qui manque, ce n’est pas la capacité d’agir. C’est la volonté politique. Garantir le droit au logement, c’est garantir la dignité. C’est reconnaître que les habitants des anciennes colonies françaises devenues départements sont des citoyens à part entière.
La République doit choisir : continuer à tolérer l’injustice au risque de révoltes, ou accompagner le développement.
M.M.
4 septembre 1996, 4 novembre 2016 et 12 novembre 2016
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