Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Des artisans et des familles pris en otages par la SEMADER
13 mai 2004

"Rien ne va plus pour les artisans et les cabinets d’étude qui travaillent avec le service amélioration de la SEMADER", tonnent les maîtres d’œuvre et les patrons d’entreprises artisanales. Hier, les personnes concernées, au nombre d’une trentaine, se sont réunies à Saint-Louis pour porter l’affaire sur la place publique, via la presse. "À chaque fois que l’on s’adresse au service amélioration pour demander des explications, c’est le silence complet. On a l’impression qu’il y un blocage qui vient directement d’en haut", affirme pour sa part Jacky Thesen, maître d’œuvre expert.
Et ce silence est d’autant plus inquiétant, poursuivent les responsables d’entreprises, que dans cette affaire, ce sont pas moins d’une trentaine d’entreprises qui ne sont plus payées depuis plus de trois mois. "Près de 200 salariés risquent de ne plus être payés, car si les entreprises ne le sont pas, il est difficile d’assurer la paye des employés", poursuit M. Thesen, qui ajoute : "Ce qui est tout aussi grave, c’est que nous faisons aussi de l’amélioration de l’habitat, et là, ce sont près de cent familles qui sont concernées et qui risquent de se retrouver dans des conditions très difficiles, sans logement !"
Manifestement, ce n’est pas la première fois que la SEMADER agit avec autant de désinvolture. "Déjà, du temps de Fred K’Bidy, il y avait des problèmes. Mais bon, on finissait par être payés, même avec du retard", rappelle Jacky Thesen. Lundi, fatigués d’attendre et de n’avoir aucune information, des artisans étaient allés en délégation au siège social de la SEMADER, où personne n’a daigné les recevoir. Ni M. Bourgé, secrétaire général, ni Islin Taïde, président de la SEMADER. "Il faut qu’on assume nos charges sociales, fiscales, qu’on paye nos employés. Nos fournisseurs s’impatientent et les banques aussi", souligne M. Thesen.
Hier, à l’issue de la rencontre avec la presse, une motion a été déposée au siège social de la SEMADER et au service amélioration, avec l’espoir que les choses vont enfin bouger. Dans cette motion, artisans et maîtres d’œuvre rappellent que "le paiement des factures se fait au compte-goutte, avec un chantier sur trois seulement qui est payé, alors que plus de 80 chantiers sont en cours, qu’une vingtaine prêts à commencer et qu’une centaine de dossiers techniques sont en cours de traitement". Dans la même motion, il est demandé également la convocation d’urgence "d’une réunion d’explication et d’information sur la situation financière de la SEMADER". Faute de quoi, les artisans et les maîtres d’œuvre se disent décidés à suspendre tous les travaux en cours et ce pour une durée illimitée.
Hier, on apprenait que suite au dépôt de cette motion, une réunion était convoquée pour demain. Une réunion au cours de laquelle les artisans espèrent bien avoir enfin des éclaircissements, pour dissiper le brouillard et le silence radio auxquels ils ont droit depuis plusieurs mois de la part de la SEMADER.
S. D.
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture