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Pour le respect du droit au logement
28 décembre 2017, par

Face à la carence de l’État dans le respect du droit au logement, des initiatives existent. C’est le cas du Secours catholique qui compte lancer l’année prochaine une agence immobilière sociale.
L’initiative est heureuse … et souligne l’incapacité de l’État à réaliser ce qu’il ne cesse pourtant de proclamer depuis plus de 30 années.
Loger toutes les familles serait donc possible et cela dépend également des efforts de chacun au sein du monde associatif.
Or, là où l’État échoue, le monde associatif avance, innove et change la donne. Et c’est précisément à cet instant là que le gouvernement décide de restreindre les APL d’une part et priver les associations d’une part de leurs financements en restreignant drastiquement les possibilités d’obtenir des subventions.
La patrie des Droits de l’Homme renonce chaque année un peu plus à ses idéaux fondateurs d’Égalité et de Fraternité.
Jean
Le Secours catholique va créer une agence immobilière sociale
Le projet devrait éclore à la fin de 2018 ou au début de 2019. Dimanche 24 décembre, au micro du « Grand Rendez-vous d’Europe 1/CNews/Les Échos », Véronique Fayet, la présidente du Secours catholique, a annoncé que son mouvement allait créer en Île-de-France une « agence immobilière sociale ». Alors que l’association œuvre déjà dans l’hébergement de publics fragiles, via certains des 19 sites de l’Association des cités du Secours catholique, ce sera la première fois qu’elle se lance dans la prospection de logements à louer.
« Nous sommes partis du constat fait depuis plusieurs années par nos bénévoles en Île-de-France de la difficulté de venir en aide aux personnes qui sont dans la rue ou en situation de mal-logement, explique Fanny Plançon, responsable du projet. D’une part, les hébergements d’urgence sont saturés et, d’autre part, nous voulions proposer autre chose qu’une solution d’urgence car pour nous, le logement est non seulement un droit mais un préalable pour pouvoir se tenir debout et s’insérer. »
Inspiré par les propositions qu’il a reçues en 2015 dans son réseau d’hébergement de migrants, le Secours catholique a commencé à réfléchir à un projet qui encouragerait cette solidarité, tout en sécurisant le risque pour les bailleurs.
Un loyer « solidaire » mais sécurisé
La solution a pris la forme d’une « agence immobilière sociale » (AIS), un dispositif créé par la loi Besson de 1990 qui s’est développé dans des réseaux comme la Fapil ou Soliha, que ce soit sous la forme d’une location directe ou d’une intermédiation locative. Ces AIS, parfois aussi appelées « agences immobilières à vocation sociale » (AIVS), ont pour but d’inciter des propriétaires à mettre leurs biens sur le marché à un loyer « solidaire », en échange d’une sécurisation dudit loyer et d’un accompagnement du locataire, pour prévenir toute difficulté.
La spécificité de l’agence du Secours catholique, qui pratiquera un bail durable et une location directe, sera d’être conçue sur mesure pour et avec les futurs bénéficiaires. « En 2018, on va aller voir tous les acteurs pour imaginer ensemble les contours de cette agence, précise Fanny Plançon. On va d’abord identifier une cinquantaine de ménages et réfléchir avec eux à leurs moyens en termes de loyer et à leurs besoins en termes d’accompagnement. La grande force de notre réseau, ce sera l’accompagnement, on peut ainsi imaginer faire appel à l’entraide des bénévoles pour les petites réparations. »
Le Secours ira également « solliciter des propriétaires privés en leur proposant d’entrer dans une vraie démarche de solidarité » avec des loyers qui correspondront aux besoins des ménages en échange d’un dispositif, à construire également, « qui les sécurisera complètement ».
Si le Secours entend démarrer avec 50 ménages dans deux territoires d’ici à un an, à terme l’expérimentation, qui durera quatre ans, vise à loger 200 ménages dans huit territoires franciliens. Une idée dans la droite ligne du « plan logement d’abord », annoncé en septembre par le gouvernement, qui vise à trouver 50 000 logements pérennes, dont 10 000 en résidences sociales et 40 000 dans le parc locatif.
Source : La Croix
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Mézami opliss i sava, opliss léssanss lé shèr, opliss kréol lé dann malizé. Pa par raporte li mèm, mé par raporte in gran péi konm l’Amérik apré (…)
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