Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
4 octobre 2007, par

Dans moins de 90 jours, environ 1.200 personnels sous contrat précaire, exerçant en collèges et lycées, vont se retrouver en fin de contrat. Devant cette situation préoccupante, le SGPEN-CGTR et la FSU avaient donc déposé lundi un préavis de grève pour aujourd’hui et demain pour que ces personnels puissent mener d’éventuelles actions.
Puis, les deux syndicats se sont rétractés et ont levé ce préavis de grève puisque les conseillers de Christian Estrosi ont décidé de les rencontrer les syndicats afin d’ouvrir le dialogue.
Patrick Corré du SGPEN CGTR et Paul Paula de la FSU tirent la sonnette d’alarme et interpellent les autorités sur le sort de ces personnes qui ont servi pendant 7, voire 10 ans avec abnégation et dévouement à la communauté éducative pour le bon fonctionnement des établissements scolaires et du service rendu à l’élève.
« Aujourd’hui, la Préfecture et l’Académie nous disent que ces personnels dépendent désormais des collectivités, Région et Département. Mais ces personnels ont été recrutés par l’Etat et nous pensons qu’il est du devoir de l’Etat de prendre ses responsabilités pour trouver une solution pour eux », indique Patrick Corré.
Même s’ils ont obtenu une rencontre avec des conseillers du ministre, les représentants des syndicats annoncent, d’ores et déjà, que « si nous n’avons pas satisfaction à l’issue de la réunion, on va se mobiliser fortement pour une grève à très court terme ». Il serait même envisagé de reconduire une série de grèves en occupant des bâtiments publics, « comme il y a 2 ans », précise le secrétaire général du SGPEN-CGTR.
Pas de possibilité de renouvellement
Ces personnels sont tous en CAE (Contrat d’Accompagnement Emploi) ou CAV (Contrat d’Avenir) et ont été déjà renouvelés deux fois comme la loi le prévoit. Il n’y a donc plus de possibilité de renouvellement. Alors, soit le ministre fait une proposition de loi ou un amendement pour que « ce verrou de deux renouvellements soit levé, ou alors il faudra trouver une autre forme de contrat de substitution ».
D’autre part, Paul Paula de la FSU souligne que « des chefs d’établissement ont soulevé la nécessité de garder les postes de ces précaires pour le bon fonctionnement de l’établissement ». En effet, ces personnels administratifs, ouvriers, et de vie scolaire contribuent à accueillir nos enfants dans les meilleures conditions. Ils garantissent des règles d’hygiène en matière de restauration scolaire, la salubrité et l’entretien des locaux et espaces, etc...
Une solution doit donc être trouvée pour les maintenir dans le système scolaire.
D’ailleurs, quelle que soit l’issue de la rencontre prévue aujourd’hui ou demain, ces personnels précaires comptent bien faire valoir leur droit en demandant au Conseil de Prud’hommes une requalification de leur CDD en CDI, car de nombreux dispositifs n’ont pas été respectés, et notamment l’obligation de formation pendant la durée du contrat.
Sophie Périabe
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