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5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Demain, journée de mobilisation contre la régression sociale voulue par le gouvernement, ses alliés et la droite
13 juin 2016, par

Nouvelle mobilisation demain 14 juin contre la loi El Khomri. À La Réunion, une manifestation est prévue à Saint-Denis à l’appel de l’Intersyndicale CGTR-FO-FSU-Solidaires-UNEF. Elle est soutenue par le PCR. Rendez-vous à partir de 9 heures au Petit Marché à Saint-Denis.
Demain 14 juin, contre la loi Travail ou loi El Khomri une journée de grève et de manifestation est prévue. L’article 49-3 a été utilisé par le gouvernement pour forcer l’adoption du texte à l’Assemblée nationale. Une motion de censure a été votée par l’opposition et les députés communistes pour tenter de rejeter le projet de loi Travail en faisant tomber le gouvernement, mais le nombre de votants n’a pas été suffisant. Un seul député réunionnais, Thierry Robert, a soutenu cette démarche. Les autres élus de La Réunion, y compris Huguette Bello, ont laissé faire.
Le texte est en discussion au Sénat. Comme le gouvernement ne peut imposer un vote bloqué et que l’opposition au gouvernement y est majoritaire, le texte qui ressortira des débats permet d’avoir un aperçu de ce que la droite compte mettre en place si elle revient au pouvoir en 2017. Les Républicains et ses alliés comptent aller plus loin encore dans la régression sociale. Ils veulent notamment mettre fin à la durée légale du travail, ce qui de fait signifie la fin des 35 heures et ne fixe comme seule limite une directive européenne indiquant que la durée hebdomadaire du travail ne peut dépasser 48 heures. C’est donc un retour un siècle en arrière.
Au Sénat, Paul Vergès et ses collègues communistes ont déposé plusieurs amendements. Ils demandent notamment que la prime de vie chère accordée aux fonctionnaires d’État et des hôpitaux soit étendue à tous les travailleurs. Ils veulent aussi que la durée des contrats emplois d’avenir soit prolongée de trois ans à La Réunion, car plus de la moitié des jeunes sont déjà touchés par le chômage. Ils proposent que les maires n’aient plus la compétence de recruter les emplois aidés, et que ce rôle échoie à une instance paritaire composée des représentants des chômeurs, des collectivités, du Pôle emploi et des habitants du quartier.
En France, les institutions prévoient que le dernier mot revienne à l’Assemblée nationale. Cela donne donc la possibilité au gouvernement d’utiliser de nouveau l’article 49-3 pour faire voter la loi sans débat.
En effet, le texte prévoit de faciliter les licenciements et de limiter les recours des travailleurs victimes de ces décisions. Le projet de loi El Khomri vide également de leurs substances les conventions collectives. Un accord d’entreprise pourra s’imposer à un accord de branche pour la durée du travail et pour les salaires. Il donnera aussi la possibilité à des organisations syndicales minoritaires favorables au patron d’imposer des décisions grâce au recours à un référendum. C’est la porte ouverte à la création d’un Code du Travail dans chaque entreprise. Ce sont aussi des mesures qui visent à affaiblir les syndicats, car la volonté exprimée par les travailleurs lors des élections professionnelles pourra être contournée. Avant même que cette loi ne soit promulguée, les salariés en auront un avant-goût. À partir du 1er août prochain, tout travailleur victime d’un licenciement abusif devra obligatoirement saisir par écrit les prud’hommes. Cette mesure découle de la loi Macron votée l’an dernier, et complexifie l’accès au droit.
Depuis que l’avant-projet de loi est connu, une grande mobilisation a été lancée. En France, la grève touche des secteurs stratégiques. Des raffineries sont en grève depuis plusieurs semaines. À la SNCF, c’est une mobilisation jamais vue depuis de nombreuses années. C’est la même chose à EDF. Face à un large front syndical favorable au retrait du projet de loi, le gouvernement répond par le passage en force et la répression.
À La Réunion, les conséquences de la loi El Khomri seront importantes qu’en France. C’est pourquoi le PCR est aux côtés des syndicats depuis le début du mouvement.
Dans son communiqué du 9 juin, le Parti communiste réunionnais souligne que « Les mesures prévues dans le projet de loi inquiètent en France, elles sont encore plus graves pour La Réunion, où le chômage atteint près de 30 %, avec près de la moitié de la population rejetée sous le seuil de pauvreté. Le texte permettra notamment aux entreprises de licencier sans problème à la suite d’un simple problème de trésorerie. Il permettra de fait la création d’un Code du travail dans chaque entreprise, ce qui rendra inutiles les conventions collectives. Les conséquences se feront sentir en termes d’allongement du temps de travail, salaires et santé des travailleurs ».
« Il souhaite plein succès à la manifestation du 14 juin. Le PCR apportera sa contribution concrète à ce mouvement par la présence de délégations ».
Rendez-vous demain à 9 heures au Petit Marché, en bas de la rue du Maréchal Leclerc à Saint-Denis.
M.M.
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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Messages
13 juin 2016, 10:14
Quel recul des droits si cette loi passe. Et ils osent la faire passer comme un progrès pour les travailleurs. On nous prend pour des moutons et des idiots
Ça suffit