APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mouvement social
26 juillet 2010

En grève depuis 15 jours aujourd’hui, les salariés du Quotidien ont tenu une conférence de presse samedi 24 juillet 2010. Ils ont déploré le refus opposé vendredi par la direction aux propositions de sortie de crise formulées par l’intersyndicale. Ce rejet, estiment les grévistes est uniquement lié à des « raisons idéologiques ». Thierry Benbassat, directeur général du journal refuse en effet, le versement de la prime revendiquée par les salariés au motif que son montant couvre les jours de grève. Les négociations entre les deux parties reprendront ce mercredi, cette fois dans le cadre d’une procédure en commission de conciliation. À noter la sortie du Kotidien, un journal de grève réalisé par la rédaction et retraçant l’historique du conflit ainsi que l’histoire du journal. Le Quotidien est absent des kiosques depuis le mardi 13 juillet.
Au cours de la conférence de presse de samedi, les salariés ont résumé les 12 heures de négociations infructueuses de ce vendredi à la direction du Travail. Représentant les salariés, « l’intersyndicale revendiquait un seuil minimal de 1,5% d’augmentation pour les plus bas salaires (1,4 Smic) ainsi qu’une prime nette de 500 euros et 750 euros de prime pour les autres salariés » explique, en substance, Edouard Marchal, délégué syndical. Cela représentait un montant total de 135 000 euros.
La direction proposait une hausse de 1,5% pour les salaires inférieurs à 1,4 Smic et de 0,7% pour les salaires supérieurs à ce seuil. Soit un montant global de 55.000 euros. « L’écart entre les deux montants correspondait à 35 euros de plus par personnes » remarque Yannick Bernardeau, délégué syndical.
Pour tenter de trouver une issue au conflit, la médiatrice de la direction du Travail a proposé de trouver un accord « à la médiane » des deux propositions. La direction du journal a refusé. Les raisons de ce refus « ne sont pas liées au montant global des augmentations et des primes. Elles sont idéologiques » affirme Edouard Marchal. Thierry Benbassat, directeur du Quotidien a en effet noté, affirment les syndicalistes, qu’il ne voulait pas « d’une victoire syndicale » où les primes « couvriraient les jours de grève ».
Les négociations reprendront mercredi en commission de conciliation. En attendant, outre le kabar de solidarité de ce samedi soir sur le Barachois à Saint-Denis et la sortie du Kotidien, les grévistes ont lancé une pétition de soutien à leur mouvement. Il est possible de la signer en ligne à l’adresse suivante : http://7786.lapetition.be/
Les syndicats ont également ouvert une souscription afin de récolter des fonds à destination des grévistes qui se trouveraient en difficulté financière (https://www.paypal.com/cgi-bin/webscr?cmd=_sxclick&hosted_button_id=TZ4XEZ6PQ7J5W).
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