APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Que deviennent nos jeunes bacheliers - 2 -
7 janvier 2009

Chaque année en France, plus de 150.000 jeunes sortent de l’enseignement supérieur sans qualification. Son fonctionnement (amphis bondés, manque de profs, examens et emplois du temps mal organisés...) est tel que l’échec frappe prioritairement les jeunes issus des milieux modestes. Notre île n’y fait pas exception ! Les chiffres montrent que 2 étudiants de La Réunion sur 3 quittent l’université sans aucun diplôme chaque année.
L’entrée à l’université marque le début de l’indépendance pour la majorité des jeunes et, souvent, l’adaptation à ce nouveau milieu qu’il découvre une fois l’inscription faite entraine un taux d’échec important et une désillusion pour plus des 2/3 des inscrits.
A La Réunion, nos spécificités économiques, sociales et géographiques sont des facteurs déterminants de la réussite des étudiants. En effet, le taux de chômage et le nombre de familles vivant des minima sociaux est sont forts importants dans notre île, et malgré un pouvoir d’achat inférieur à celui de la métropole, l’aide financière de l’État à destination des étudiants est la même partout en France. Bon nombre d’étudiants, malgré leur situation de boursiers, ont des difficultés financières et donc du mal à réussir leurs études. La situation géographique de La Réunion et le manque de filières dans certaines régions de l’île ne facilitent pas les études à l’université et contraignent les étudiants à occuper un logement indépendant, inaccessible pour de nombreuses familles réunionnaises (caution, loyer, charges trop lourdes). Ces étudiants sont donc obligés de se réorienter vers des formations post-Bac en lycée ou tout simplement d’arrêter leurs études.
La principale cause de l’échec à l’université est l’absence d’objectif, et donc de motivation. Avec un taux de chômage qui ne cesse d’augmenter, l’étudiant a du mal à se projeter dans l’avenir et souvent s’inscrit dans une filière par dépit, et donc ne se donne pas au maximum dans ses études. L’étudiant n’a pas de modèle dans son entourage proche de quelqu’un qui a fait des études et qui a réussi. Il n’y croit donc pas et se laisse aller dans un système qui ne l’accompagne pas et qui le laisse tomber dans l’échec. Lorsqu’on combine cet état d’esprit avec des difficultés d’apprentissage objectives, un manque de méthodes, parfois des manques dans la scolarité, voire des problèmes sociaux ou financiers, l’échec est prévisible et même programmé.
L’ascenseur social qu’est l’université est aujourd’hui en panne et il est temps d’apporter des solutions adaptées afin d’assurer l’avenir de notre population. Que peut-on faire ?
(à suivre)
L.G.
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture