Paul Vergès : Penseur et homme d’action
1er septembre, parPaul Vergès : 2016-2026
Devant le siège de Cambaie à Saint-Paul
3 avril

Le 2 avril 2026, 300 salariés du Groupe URCOOPA et une soixantaine d’adhérents de coopératives agricoles se sont rassemblés devant le siège de Cambaie, à Saint-Paul, à l’occasion d’une audience en référé devant le Tribunal judiciaire de Saint-Denis. Une mobilisation pour exiger une gouvernance stable, préserver les emplois et sécuriser les filières agricoles réunionnaises.
Environ 300 salariés issus des filiales du Groupe URCOOPA se sont rassemblés ce jeudi matin devant le siège de Cambaie, à Saint-Paul. À leurs côtés, une soixantaine d’adhérents de coopératives agricoles partenaires ont tenu à afficher leur solidarité. Cette mobilisation intervient alors qu’une audience en référé heure à heure se tient devant le Tribunal judiciaire de Saint-Denis, à la suite d’une procédure déposée la semaine dernière par Christian Dijoux, directeur général du Groupe.
Les salariés présents représentent l’ensemble des composantes du groupe, notamment CILAM, COGEDAL, Australine, De Tourris, SETAA, Point CHR, Fromageries et glaces de Bourbon et Jipé / Sodico. Des adhérents des coopératives CPPR, CANE et Avipole étaient également présents.
Cette mobilisation s’inscrit dans un climat de tensions et d’incertitudes autour de la gouvernance du Groupe URCOOPA. Elle fait suite aux événements du 26 mars 2026, qualifiés de « coup de force illégal » par plusieurs salariés, et à l’engagement d’une procédure judiciaire visant à clarifier la situation.
Au-delà des divergences internes, les salariés entendent porter un message commun : la priorité doit être donnée à la stabilité de l’entreprise et à la continuité de ses activités. Pour eux, l’enjeu dépasse les personnes et concerne l’ensemble de l’écosystème agricole réunionnais.
À travers ce rassemblement, les salariés et les coopérateurs ont formulé trois revendications majeures :
– l’exigence d’une gouvernance stable et pleinement opérationnelle à la tête du Groupe ;
– la garantie d’un fonctionnement serein de toutes les filiales ;
– la protection durable des filières agricoles réunionnaises et des éleveurs du territoire.
Ces préoccupations traduisent la crainte de voir fragilisés des outils industriels et coopératifs structurants pour l’économie locale.
L’intersyndicale CFDT, FO, CGTR, UR974, UNSA2A et SAPR-SAPTR du Groupe URCOOPA a réaffirmé sa stricte neutralité dans le conflit en cours. Reçus en préfecture, ses représentants ont insisté sur leur volonté de ne s’inscrire dans aucune logique d’opposition entre personnes, mais dans une démarche responsable centrée sur l’intérêt collectif.
Pour les organisations syndicales, la préservation des outils de travail et la sauvegarde des emplois constituent un objectif prioritaire et non négociable. Dans un contexte d’incertitude, elles rappellent que la stabilité sociale et économique doit rester au cœur des décisions à venir.
Au-delà des débats internes, le Groupe URCOOPA souligne que l’enjeu est collectif. Il concerne les salariés, les éleveurs, les partenaires économiques et, plus largement, l’équilibre des filières agricoles de La Réunion. La mobilisation du 2 avril se veut ainsi un signal fort : celui d’une communauté professionnelle mobilisée pour défendre la pérennité d’un modèle coopératif essentiel au territoire.
Tous appellent désormais à des décisions rapides et claires afin de restaurer la confiance, garantir la continuité des activités et assurer un avenir durable à l’ensemble du groupe et de ses salariés.
Paul Vergès : 2016-2026
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