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La plus longue grève de l’année : les travailleurs reçus à la préfecture
24 décembre 2013, par

37e jour de grève pour les travailleurs de Citroën Réunion, et toujours pas d’issue favorable. Hier, ils se sont rendus à la préfecture. Une délégation a été reçue par Loïc Obled, directeur de cabinet du préfet de La Réunion.
Au 37e jour de grève, les travailleurs de Citroën Réunion continuent la mobilisation pour combattre les décisions injustes de la direction de CFAO (Compagnie française de l’Afrique occidentale), filiale du fonds japonais Toyota Tsusho.
Les dirigeants de la filiale réunionnaise de CFAO ont en effet décidé de s’en prendre à plusieurs salariés à coup de sanctions disciplinaires. Les travailleurs dénoncent la répression syndicale. 4 réunions de médiation n’ont rien donné. La direction de CFAO veut en effet maintenir les sanctions, et refuse de voir les mises à pied requalifiées selon le sens de la proposition de sortie de crise portée par les travailleurs.
Hier, 36e jour de grève, les travailleurs ont décidé d’aller porter la mobilisation devant la préfecture. Ils ont été reçus par Loïc Obled, directeur de cabinet du préfet.
Pendant une heure et demie, le représentant de l’État a écouté les revendications de travailleurs qui en ont « marre d’être massacré dans l’entreprise », précise Sébastien Fauconnier, de la CGT-CMR, « au 36e jour de grève, il faut que ça s’arrête et que l’on débouche sur une issue favorable ».
« La préfecture a bien compris notre détermination », poursuit le syndicaliste, « nous sommes prêts à tout, la grève de la faim fait partie de la stratégie évoquée ».
Les travailleurs constatent le refus de toute avancée de la part de la direction. Elle a pour conséquence de laisser dans la rue, à la veille de Noël, des salariés qui manifestent pour faire respecter leurs droits.
C’est en substance le message porté par les représentants des travailleurs.
Le directeur de cabinet du préfet a donné l’assurance que le dossier sera pris en considération. Les travailleurs souhaitent un retour å la table des négociations, et une issue favorable. Le représentant du préfet va aussi interpeller l’Inspection du Travail.
Devant les concessions proposées par les salariés, la direction reste inflexible sur les sanctions. Cela suscite les interrogations des grévistes vis à vis de l’objectif recherché par le patron de CFAO. « veut-il le pourrissement de la situation ? Veut-il l’exaspération ? »
Les travailleurs ne veulent pas tomber dans le piège du pourrissement. Au contraire, ils sont toujours aussi déterminés à faire avancer les revendications.
Mais si la direction reste campée sur ses positions, « ce sera le clash, et chacun assumera sa responsabilité », souligne Sébastien Fauconnier.
Manuel Marchal
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