Après la protestation, où est le projet pour sortir La Réunion de la pauvreté ?
25 juillet, parCombattre les causes du chômage de masse
Le pouvoir d’achat des Réunionnais plombé par la vie chère
10 juillet 2010, par

L’INSEE a publié une étude sur la comparaison des prix entre les DOM et la France continentale. Il ressort de cette étude que les prix sont supérieurs dans les DOM et plus particulièrement à La Réunion. C’est dans le secteur de l’alimentation que la différence est la plus prononcée. En prenant pour référence le panier de consommation hexagonal, les prix des produits alimentaires sont de 36,6% plus élevés à La Réunion. Il est nécessaire de faire également un parallèle avec les revenus qui sont inférieurs à La Réunion afin de montrer la différence de niveau de vie.
Le secteur où l’écart est le plus élevé est celui de l’alimentation, selon l’étude. Il s’agit en effet d’un des premiers postes de consommation des ménages et de celui pour lequel les écarts de prix sont les plus marqués entre les territoires. En prenant comme référence le panier de la France continentale, les prix sont 36,6% plus cher à La Réunion.
Des revenus inférieurs à La Réunion
Il est nécessaire de faire le parallèle entre les revenus. En effet, rappelons qu’un Réunionnais sur deux vit avec moins de 790 euros par mois. Son niveau de vie est plus faible qu’en France. Si l’on se réfère au seuil national de pauvreté, la part des personnes vivant à La Réunion avec un niveau de vie inférieur à ce seuil s’établit à 52%. Ces chiffres datent de 2006. La situation s’est détériorée depuis.
Aujourd’hui, La Réunion compte près de 135.000 demandeurs d’emploi. Même parmi ceux qui ont un emploi, près de 55.000 salariés gagnent moins de 9.000 euros par an, soit moins de 77% du SMIC annuel. Les plus touchés sont les ouvriers et les employés en emploi temporaire à temps partiel. La plupart d’entre eux sont des jeunes.
Autre constat : lorsque les revenus sont faibles, la quasi-totalité est consacrée à l’achat des biens alimentaires. Or, l’étude souligne que c’est dans le secteur alimentaire que les prix sont les plus élevés. Donc, les plus touchés aujourd’hui par cette différence de prix sont encore une fois les familles au revenu modeste.
Une situation qui va s’aggraver avec l’entrée en récession de notre économie
La situation risque d’être encore plus difficile avec l’entrée en récession de notre économie et le recul de notre PIB. En effet, après dix années de croissance annuelle moyenne de 4,1%, le PIB a reculé de 2,7% en 2009. Les principaux piliers de l’investissement, comme la construction, rencontrent de grosses difficultés qui se propagent à l’ensemble des secteurs. Les travaux publics connaissent un trou d’air important après la fin du chantier de la route des Tamarins et le retard ou l’annulation des projets devant prendre le relais (tram-train, MCUR, Pôle Océan, Zénith, rocade du Tampon...). Comme l’a souligné Paul Vergès, les deux années à venir sont « les années de tous les dangers ».
Sanjiv Dinama
Combattre les causes du chômage de masse
Mézami bann marmaye lékol lé an vakanss, mé pandann tan-la bann zadministrassion i prépar la rantré skolèr é biensir i fé an sort sa i spass dann (…)
In kozman pou la rout
« La Voix des Origines : Ces géants qui ont pensé l’Afrique unie » — Épisode 9 : Épilogue
Rapprocher les lieux d’habitation des bassins d’emploi
Un guide du randonneur avec des messages rappelant les bons réflexes
Archéologie : Un campement d’invaincus découvert
Relance du projet ferroviaire
Washington grand bénéficiaire d’une éventuelle dissolution de l’Union européenne
Na pwin lontan mi oi dann télé, in lanjin apré boulvèrs in kour lékol. Mi domann amwin pou kossa io fé sa, sirtou kan ou la bétone la kour-la na (…)
315 emplois supplémentaires en trois mois
Versement du reliquat de l’aide à la production de canne à sucre pour la campagne 2025-2026