Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Education
14 avril 2022

Ce mardi 12 avril se déroulait le 3e congrès de la CGTR éduc’action. Cette section de la CGTR regroupe une large catégorie de travailleur de cette profession. Étaient présents ce jour, des professeurs agrégés, des agents administratifs, des agents contractuels, des certifiés, PE et représentants de l’université. D’autres syndicats étaient représentés (Sud éducation et SAIPER) ainsi que la MGEN, mutuelle des enseignants.
Ce congrès de la CGTR éduc’action arrive juste après la visite, il y a une semaine, de Mme Buisson, responsable au niveau national, aux côtés de Philippe Martinez secrétaire général de la CGT.
C’est Joël De Palmas qui a ouvert la séance. Il a bien sûr commencé par saluer l’ancien secrétaire général Patrick Corré qui n’avait pas pu être présent.
Il a rappelé le rôle important que jouait un syndicat, et a fait l’inventaire de ses missions : présence dans les instances (au moins 2 réunions par semaine au rectorat par exemple), suivi des dossiers, conseils, action de formation… et surtout veiller au respect des droits des travailleurs.
Le vote des résolutions a donné lieu à de nombreuses discussions ouvertes, mais elles ont été votées en grande majorité à l’unanimité. Parmi les sujets abordés on retrouvait celui du lien avec les autres syndicats, le handicap, le calendrier scolaire où on revendique la mise en place d’une large concertation, le salaire, la retraite,…
Enfin, les travaux se clôturaient par l’intervention de Jacques Bhugon, secrétaire général de la CGTR, et le vote du nouveau bureau qui a confié à Joël de Palmas la direction de l’organisation.
Il était particulièrement intéressant d’entendre le rapport sur la retraite. En effet, nous entendons régulièrement que pour faire face au problème de la paye des pensions, il n’y a que 3 solutions : augmenter l’âge de la retraite, augmenter les cotisations, diminuer le montant des pensions.
Or personne ne prend en compte que le problème des pensions de retraite est issu de la période du « baby boom », période datant des années 60, et qui a vu une explosion des naissances doublée d’une nette diminution du taux de mortalité. Mais depuis quelques années la tendance s’inverse, la courbe des naissances diminue continuellement. Par exemple, à La Réunion, cette année les effectifs d’élèves de 6e ont diminué de 600 environ, au lycée c’était 700. Ainsi le problème actuel des retraites s’estompera peu à peu au cours des 20 prochaines et au lieu de vouloir changer durablement un système équilibré, pour faire face à une situation ponctuelle, les cgtistes suggèrent plutôt que un emprunt d’État, par exemple. Cela permettra de régler l’urgence sans sacrifier l’avenir.
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