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23 juillet, parBaisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
Portrait social de la France
20 novembre 2014

L’INSEE a publié hier une étude faisant le « Portrait social » de la France. Il montre une grave dégradation de la situation sociale avec une hausse de tous les indicateurs depuis l’accélération de la crise en 2008. Les chiffres sont impressionnants, mais ils sont bien moins élevés qu’à La Réunion. Voici des données relatives au chômage :
En 2013, 2,8 millions de personnes en moyenne sont au chômage au sens du BIT en France métropolitaine. Parmi elles, 1,1 million (40 %) cherchent un emploi depuis au moins un an et forment ce qu’on appelle les chômeurs de longue durée. Pour la moitié d’entre eux (0,5 million), l’ancienneté au chômage est inférieure à deux ans ; pour l’autre moitié (0,6 million) elle excède deux ans : on parle alors, conventionnellement, de chômage de très longue durée.
Depuis le début de la crise en 2008, le nombre de chômeurs de longue durée s’est accru de 56 %, dans un contexte de hausse globale du chômage de 43 %. La crise a aggravé le phénomène de persistance dans le chômage. Le taux de chômage de longue durée a augmenté de 1,5 point en cinq ans pour atteindre 4,0 % en 2013, soit un niveau supérieur de près d’un point à celui de 2003. Le taux de chômage a, quant à lui, augmenté de 2,9 points avec la crise, passant à 9,8 % en 2013.
Le diplôme protège du risque de chômage de longue durée encore davantage que du risque de chômage toutes durées confondues. En 2013, le risque, toutes choses égales par ailleurs, d’être au chômage de longue durée des personnes sans aucun diplôme est 2,2 fois plus élevé que celui des personnes ayant un diplôme supérieur à bac + 2, et celui des personnes ayant le brevet des collèges est 1,6 fois plus élevé. Pour le risque de chômage (toutes durées confondues), ces ratios sont plus faibles, respectivement égaux à 1,6 et 1,4. Juste avant la crise, les différences de risques de chômage de longue durée selon le diplôme étaient moins prononcées ; les écarts se sont ensuite creusés et ont été particulièrement importants en 2010. En 2013, les écarts de risque selon le diplôme demeurent plus importants qu’en 2008
Une fois pris en compte le niveau de diplôme et la catégorie socioprofessionnelle des travailleurs, les secteurs d’activité qui présentent le plus fort risque de chômage de longue durée sont ceux de l’information et la communication et de la construction, puis dans une moindre mesure de l’industrie, du commerce, du transport, de la restauration et l’héberge- ment.
Les employés et les ouvriers ont été les plus touchés par la crise : leurs taux de chômage (de longue durée ou non) ont augmenté plus vite que ceux des autres catégories socioprofessionnelles. Entre 2008 et 2013, les taux de chômage de longue durée de ces deux catégories ont ainsi bondi de 1,5 et 2,3 points respectivement, contre 0,6 et 0,4 point pour les professions intermédiaires et les cadres. Toutes choses égales par ailleurs, en 2013, un ouvrier a 2,1 fois plus de risques d’être au chômage de longue durée qu’un cadre ou une personne exerçant une profession intellectuelle ; ce risque relatif est de 1,8 pour les employés.
Baisse de l’aide de la France aux communes qui remplacent les fonctionnaires par des emplois précaires sous-payés
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