Luttes sociales

87 % des jeunes sans diplôme au chômage de longue durée à La Réunion

L’importance de la réussite scolaire encore soulignée

Témoignages.re / 7 décembre 2018

Dans une étude publiée hier, l’INSEE souligne que seuls 13 % des jeunes Réunionnais sans diplôme trouvent un emploi dans l’année. Cette part double pour les jeunes détenteurs d’un CAP ou d’un BEP (25 %), triple pour les bacheliers (37 %) et quintuple presque pour les diplômés du supérieur (61 %). Ceci indique l’importance de la réussite scolaire dans l’obtention d’un emploi.

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« À La Réunion comme dans le reste de la France, plus le niveau de diplôme est élevé, plus les chances de trouver un emploi augmentent. Ainsi, seuls 13 % des jeunes Réunionnais sans diplôme trouvent un emploi dans l’année. Cette part double pour les jeunes détenteurs d’un CAP ou d’un BEP (25 %), triple pour les bacheliers (37 %) et quintuple presque pour les diplômés du supérieur (61 %). Ce constat reste vrai quelle que soit la génération, alors que chacune d’elles a été confrontée à des contextes socio-économiques bien différents au moment de son entrée dans la vie active.

Seuls les jeunes diplômés du supérieur s’insèrent presque aussi rapidement que ceux de province (61 % contre 70 %). Les autres sont deux à trois fois moins nombreux à décrocher un emploi en moins d’un an. À l’exception des diplômées du supérieur, la plupart des jeunes Réunionnaises deviennent mères avant d’être en emploi.
L’environnement familial joue sur le niveau de qualification du premier emploi mais, à diplôme équivalent, l’insertion n’est pas plus longue quand les parents sont peu qualifiés.

Contrairement à leurs aînés, à diplôme identique, les jeunes natifs réunionnais ne mettent pas plus de temps à trouver un emploi sur l’île que les non natifs. Les quadragénaires habitants de l’île et nés en métropole avaient mis moins de temps à obtenir leur premier emploi sur l’île que les natifs de La Réunion, même à diplôme identique. Ceci s’explique en partie par une difficulté accrue des natifs de l’île de cette génération à quitter leur région pour trouver un premier emploi loin de leurs racines familiales. Ils ont préféré chercher un emploi sur l’île, quitte à mettre plus de temps à le trouver. »