Luttes sociales

Appel à la grève dans l’Education nationale le 26 janvier

Pour contrer le gouvernement qui profite de la crise sanitaire pour attaquer le service public

Témoignages.re / 23 janvier 2021

Un communiqué de l’intersyndicale Éducation (FO, FSU, Saiper, Sud) annonce une grève le 26 janvier, et un rassemblement devant le Rectorat de l’Académie de La Réunion le même jour à 10 heures. Les syndicats militent contre les suppressions de poste, pour de meilleures conditions de travail et de meilleurs salaires.

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Photo d’archives

« Rentrée 2020 : 55 postes supprimés dans le second degré et aucun poste créé dans le 1er degré
Rentrée 2021 : 70 postes supprimés dans le second degré.

Le ministre Blanquer profite de la crise sanitaire pour accélérer son entreprise de destruction de l’école publique !

Les personnels fatigués, épuisés par des années de dégradation des conditions de travail, exigent des baisses d’effectifs par classe à court et moyen termes. Il faut en urgence engager les recrutements nécessaires, notamment en recourant aux listes complémentaires.

Alors que la crise sanitaire a mis en lumière la pénurie d’infirmières dans les établissements scolaires qui partagent leur service entre plusieurs écoles, lycées et collèges, le gouvernement prévoit de les transférer à la collectivité territoriale.
Les services de vie scolaire, en première ligne depuis le début de la pandémie pour l’application du protocole sanitaire, sont au bord de l’implosion.
Ces services sont largement sous-dotés et les conditions d’exercice des personnels AED sont inacceptables.

Il est temps d’exiger pour ces personnels une amélioration des conditions de travail (diminution du temps de travail, créations de postes supplémentaires, augmentation du temps de formation), une augmentation de salaire, et de vraies perspectives d’avenir, versement des primes REP et REP+.

Le ministère continue d’appliquer ses réformes du lycée à marche forcée et de refuser, comme les personnels et nos organisations syndicales l’exigent, de rétablir un baccalauréat aux épreuves nationales, terminales et anonymes.

Il s’attaque, d’une part, à l’éducation prioritaire en projetant d’abandonner une politique de territoires au profit d’une contractualisation avec chaque école ou établissement scolaire ; d’autre part, avec le projet de loi 4D, le gouvernement veut engager une opération de déconstruction du service public d’éducation.
Les organisations demandent le maintien des services et des personnels dans le cadre plein et entier de l’Éducation Nationale.

Les organisations appellent les personnels à se réunir en assemblée générale afin d’élaborer les cahiers de revendications et d’organiser la poursuite du mouvement, à s’engager dans l’action et à préparer la grève à partir du mardi 26 janvier pour exiger des créations de postes, des mesures significatives de revalorisation des salaires et des carrières dans l’éducation. »