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Après la réunion technique syndicat-patronat à la préfecture
7 mai 2004

Hier, l’Intersyndicale CGTR-CFDT-FO-CFTC du Bâtiment et des travaux publics a rencontré le patronat à la préfecture, suite à la proposition du préfet. Les négociations, non abouties, doivent reprendre aujourd’hui. Mais le dialogue est difficile.
Hier après-midi, une réunion technique était organisée par la Préfecture sur le conflit du PTP, sous la médiation du directeur adjoint de la Direction du travail. L’Intersyndicale revendique la non remise cause des engagements actés dans les négociations de la nouvelle convention collective et l’augmentation des salaires, hors perception des indemnités. Jean-Marie Le Bourvellec, président de la Fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics (FRBTP), dit ne pas comprendre l’objet de cette grève, au vu des avancées négociées dans la nouvelle convention collective. Le président de la FRBTP les a présentées, document à l’appui.
Pour leur part, les syndicalistes ont décidé de quitter la réunion. Ils demandent plus d’éclaircissements sur les propos tenus par le secrétaire général de la FRBTP, Bernard Tillon. Au sortir de la préfecture, l’Intersyndicale a rappelé sa volonté de voir signer la nouvelle convention, bien qu’il existe des zones d’ombre à clarifier sur l’article 14. Mais elle appelle "à faire front contre le mépris et l’arrogance patronale".
En effet, dans son édition du 5 mai dernier, le “Journal de l’Île” publiait une déclaration du secrétaire général de la FRBTP. Les propos prêtés à ce dernier sont à l’origine du départ des syndicalistes. "Nous ne pouvons laisser dire que, durant la grève, l’alcool circule. Pour renouer le dialogue social, nous voulons un démenti écrit", déclare Alain Naillet (CGTR-BTP). Pierre Savigny (CFDT-BTP) déclare quant à lui que "depuis le début de la grève, je n’ai vu aucune personne saoule parmi les grévistes".
Pour sa part, Bernard Tillon nie avoir tenu de tels propos. Pourtant, le journaliste mis en cause maintient ses affirmations. Il précise même avoir dû peser ses mots lors de l’écriture de son article.
Pour autant, Bernard Tillon déclare ne pas avoir tenu de tels propos et garde le soutien par la FRBTP, qui "s’indigne de l’article en cause et de sa récupération, et prendra toutes mesures nécessaires, afin que l’honneur de toute une profession soit rétabli".
Aujourd’hui, à 6 heures 30, les représentants syndicaux doivent se retrouver à la GTOI au Port, pour ensuite se rendre à la Direction du Travail. Ils doivent participer à une rencontre prévue de longue date entre tous les partenaires sociaux et les services de l’État. Un rendez-vous important pour trouver une issue favorable au conflit. Si le patronat dément les propos parus dans la presse et reproduits sur un tract de l’intersyndicale, celle-ci affirme que les négociations reprendront. Mais rien ne dit qu’un accord sera trouvé aujourd’hui. Sur ce point, Pierre Savigny, membre de l’intersyndicale, n’exclut pas que la grève se poursuive la semaine prochaine.
Bbj
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