Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Mobilisation autour des précaires de l’Education national
6 décembre 2007, par

Au lendemain d’une action élargie à de nombreux établissements, les précaires ont rencontré la présidente du Département. Tout comme la Région, Nassimah Dindar soutient l’organisation d’une table ronde sous l’égide du Préfet avec le Rectorat et toutes les personnes concernées. Après plus de six semaines de lutte, la menace du licenciement est toujours là pour des centaines de familles.
Plus de six semaines après le début de leur mouvement, les précaires de l’Education nationale sont dans l’action, soutenus par un rassemblement chaque jour plus large. Plusieurs centaines de travailleurs de l’Education nationale sont menacés de licenciement par leur employeur, l’Etat. De plus, ce dernier voudrait imposer le recrutement d’autres travailleurs précaires pour remplacer une partie des agents licenciés sur la base de contrats de six mois.
Ce sont donc plus d’un milliers de Réunionnais qui risquent de perdre leur emploi, alors que cela fait des années qu’ils travaillent dans l’Education nationale en enchaînant les contrats précaires, sous-payés.
Après le rectorat et le Conseil général hier, les travailleurs avaient rendez-vous au Département. L’intersyndicale SGPEN-CGTR/FSU/FO soutenue par la FCPE était reçue hier par la présidente du Conseil général, Nassimah Dindar.
Les représentants des travailleurs précaires prennent acte du soutien de la présidente du Département à l’une de leurs revendications : la tenue d’une table ronde présidée par le préfet sur l’avenir des travailleurs précaires de l’Education nationale.
Patrick Corré, secrétaire général du SGPEN-CGTR tient à souligner que la mobilisation ne faiblit pas. Comme en témoignent les nombreux débrayages hier, « c’est l’ébullition dans les établissements scolaires ».
Le prochain temps fort de la mobilisation sur le terrain aura lieu mardi, avec un appel à l’action dans les établissements.
Étendre la bataille
Sur le plan juridique, l’Intersyndicale demande à tous les Conseils d’administration de voter contre le remplacement des postes. Dans le cas où des conseils d’administration (CA) d’établissement se sont tenus sans aborder cette question, l’Intersyndicale demande aux élus du personnel de provoquer un CA extraordinaire ayant à l’ordre du jour la question du remplacement des travailleurs précaires en fin de contrat par d’autres travailleurs précaires. Dans cette éventualité, l’Intersyndicale demande aux élus de se prononcer contre le remplacement des agents menacés d’un licenciement.
Enfin, toujours sur le plan juridique, Patrick Corré précise que si un chef d’établissement s’affranchit de l’avis du Conseil d’administration de son lycée ou de son collège pour recruter un agent pour remplacer un précaire en fin de contrat, le chef d’établissement sera poursuivi devant le Tribunal administratif.
Patrick Corré indique également que les délégués syndicaux des collèges et lycées du Port doivent se réunir aujourd’hui.
Manuel Marchal
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