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4 juin, parNos peines
Vie chère
29 février 2012, par

Dire que la vie est chère à La Réunion, cela n’étonne plus aucun Réunionnais. Depuis longtemps, ils vivent cette situation. Et ce n’est pas la première fois que l’on alerte les pouvoirs publics, grandes surfaces, collectivité, etc. pour y apporter des remèdes. Dans cette affaire, certains s’en sortent bien comme la SRPP qui carbure au profit ! Ci-après des témoignages de personnes qui demandent la révision à la baisse des prix d’un ensemble de produits.
Henri (sans emploi) : « Mi viv dan lé o é tout i trouv dan lé ba : Caf, sant zinpo, séki, ladministrasyon… A chak foi, i fo mi utiliz troi tiké lo bus pou lalé é troi pou lo rotour. Ou koné, sa i fé in ti moné. Ou va di a moin, na kart lo kar gratuit pou moin ? Moin la fé in domand, mi atand. Pou moin, la vi lé cher dopi lontan, don larjan pou lo, lélektrisité, téléfon, tax labitasyon… la dési osi, i dovré rouv lo zyé ».
Philippe (travailleur précaire) : « Ti kontra an ti kontra, mi peu di a ou ke la vi lé pa roz mon kaf. Moin na dé zanfan, mon madam i rod travay, i trouv pa. Avèk mon ti saler, i fé pa fantézi. Pou nou 4, tou lé somèn, nou dépans in pé plis 100 ero. Sé sak i fo marmay i kont lo plus. Nou apré, ou konpran kosa mi vé di a ou. Si in bon pé produyi, i dovré rovoir lo pri ».
Vanessa (étudiante) : « J’effectue ma 4ème année au campus du Moufia. Ma bourse ne me suffit pas pour vivre décemment. Le loyer du studio à payer, la carte de restauration, l’eau, l’électricité, les livres… Heureusement que mes parents m’aident et me soutiennent tant moralement que financièrement. Toutes les semaines, j’achète pour 50 euros de course. Mon budget est resté le même par contre les prix ont considérablement augmenté ».
Harry (contractuel) : « Le mois à peine commencé qu’il s’annonce difficile. Je vous le confie même si je veille à mes dépenses, mon salaire ne me suffit pas pour vivre dignement. Ou sa lontan ou té achèt in bagèt 6 fran, in makatya 5 fran, in ropa amporté 30 fran, 6 yaourt 20 fran … mi koné i fo ke tout domoun i gagn zot vi, mé la i ekzajèr in peu tro ».
Jean-Claude (employé dans le public) : « Pour moi, joindre les deux bouts reste difficiles. Pourtant, ma femme occupe un emploi. Nous avons à payer la scolarité de nos deux enfants qui continuent leurs études en France. Entre les frais de scolarité, le loyer, l’alimentation… tous les mois, la somme que nous leur envoyons est importante. Nous, nous nous contentons du minimum ».
Sylvaine (employée dans le privé) : « Mon salaire est toujours le même depuis 5 ou 6 ans. Lorsque l’on y soustrait les sommes prélevées automatiquement, il me reste en tout pour vivre 400 euros. Sans compter le carburant ! Il m’arrive pour terminer le mois d’emprunter une modeste somme à des proches. J’attends avec impatience de connaître cette fameuse liste de 40 produits ».
Sauf Richard, ils sont nombreux à se plaindre de la cherté de la vie. Même si on ne les entend pas forcément. Entre voisins, collègues, personnes à la recherche d’un emploi, ce sujet revient dans les discussions. On se demande combien de temps ce petit jeu va durer.
JFN
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