Luttes sociales

CGPER : « Réforme des retraites : l’universalité sans les paysans d’outre mer ! »

330 euros par mois en moyenne et aucune amélioration prévue pour les anciens agriculteurs

Témoignages.re / 20 janvier 2020

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« Nous apprenons que le projet de réforme de retraite dit universelle n’inclut pas les paysans des départements d’outre mer.

Alors que les niveaux de pension des retraités ultramarins sont très éloignés des standards, déjà faibles, de l’hexagone. Pour mémoire, en moyenne, le montant de retraite d’un pensionné dans les outre-mer s’élève à 330 euros contre et 750 euros dans l’hexagone. 

Alors que le gouvernement a mis son veto à la loi Chassaigne votée par les deux assemblées, loi qui avait pour objectif de corriger cette situation en revalorisant les plus petites retraites agricoles y compris en outre mer. 

Alors que ce veto a été posé au prétexte de traiter la question des retraites dans sa globalité.

Aujourd’hui, dans un contexte de vie chère, à la précarité déjà criante des paysans d’outre mer, le gouvernement rajoute de l’injustice et une inégalité supplémentaire en les excluant des discussions sur la réforme des retraites en cours, sans donner de contenu, de calendrier, et en privilégiant de légiférer par ordonnances.

Nous dénonçons vigoureusement cette discrimination, nous exigeons la revalorisation de nos retraites agricoles et nous exigeons que le cas des retraites agricoles d’outre mer soit traitées dans le processus actuel de réforme. »



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  • Il faudrait avoir le le texte du projet de loi pour confirmer cela . Ce serait non seulement une atteinte au principe de l’universalité qui est le centre de gravité de la réforme de la retraite qui nous est proposée mais également une atteinte au principe d’égalité et de fraternité de notre devise nationale et au principe d’unité et d’indivisibilité de notre république inscrit dans l’article premier de notre constitution qui interdit toute dérogation à la loi sur tout le territoire de la nation française sauf dans l’intérêt général des populations concernées .
    Il faudrait que le gouvernement nous donne les raisons qui pourraient justifier que les paysans d’outre mer puissent avoir une retraite inférieure à celle de leurs collègues de métropole alors qu’ils sont défavorisés par leur relief et par leur conditions climatiques tropicales et par l’éloignement géographique par rapport la métropole pour leur approvisionnement et pour la vente de leurs produits .
    Comme le SMIC est applicable sur tout le territoire national, une retraite basée sur la moyenne des salaires et des revenus dans la limite d’un certain plafond après une certaine durée de cotisation minimale et maximale , sans pouvoir descendre au dessous de 85% du SMIC devrait pouvoir mettre tout le monde d’accord quelque soit le secteur professionnel des retraités. Et concernant les agriculteurs, on pourrait même leur attribuer un coefficient de majoration de leur retraite en fonction des difficultés particulière auxquelles ils sont confrontés. Je pense notamment aux pêcheurs en haute mer et aux éleveurs de bétail , aux forestiers qui sont tributaires de conditions naturelles le plus souvent défavorables, qu’ils résident en Métropole ou en outre mer .
    Bien entendu un tel dispositif aurait besoin d’un certain temps d’adaptation et devrait se mettre en place progressivement mais après un certain temps, il permettrait de trouver l’équilibre que l’on recherche tant au niveau du nombre d’actifs qu’au niveau des dépenses de la caisse générale de retraite pour payer les retraites sans faire appel à la solidarité nationale qui s’impose dans l’application de nos lois .Car si les travailleurs doivent toucher une retraite parce qu’ils ont cotisé pendant leur période d’activité , si ces cotisations ne suffisent plus à payer leur retraite c’est à la communauté nationale qu’il appartient de prendre le relai pour leur permettre de continuer de vivre dignement . Et comme les plus vieux retraités coûtent en principe plus chers que les plus jeunes on pourrait envisager que après un certain âge ,par exemple à partir de 90 ans, ce soit l’Etat qui prenne en charge sur son budget les dépenses des retraités qui seraient supérieures à la moyenne des retraites versée annuellement par la caisse de retraite . Chacun sait que la vie en maison de retraite coûte plus cher que la vie à domicile et lorsque l’avancée en âge oblige à vivre ans une maison de retraite l’Etat devrait prendre en charge ce surcoût au lieu de le laisser entièrement à la charge des enfants et de la famille .

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