Luttes sociales

CGT et CGTR mobilisées contre des attaques sans précédent

50e anniversaire de la création de la CGTR

Manuel Marchal / 11 juin 2018

L’après-midi s’est poursuivie par des témoignages de syndicalistes avant les discours de conclusion des deux dirigeants de la CGT et de la CGTR.

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Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT.

Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, a souligné les conséquences des attaques du gouvernement contre les conquêtes sociales. Il a également montré l’amplification de la répression contre les actes de résistance des syndicats. Il met aussi en évidence un monde du travail qui se transforme avec une multitude de statuts. Le travail intérimaire se développe, avec des salariés précaires qui regardent chaque matin leur téléphone pour savoir s’ils seront employé ce jour-là. Ceci amène à réfléchir sur la manière d’intégrer ces nouveaux types de travailleurs dans le syndicat.

« Ce sont trop souvent les travailleurs qui viennent nous voir. Si on allait les voir pour leur dire qu’ils ont toute leur place dans la CGT, dans la CGTR, alors le nombre d’adhérents augmentera », a-il dit.

Ivan Hoareau a conclu la journée par un discours revenant sur les luttes menées ces dernières années. Il a souligné le « rôle moteur » de la CGTR dans le COSPAR et a rappelé qu’ « aucune mobilisation d’ampleur ne se fait sans la CGTR ».
« Le but reste de dépasser le capitalisme, la lutte des classes est toujours là. Les mutations du salariat et la puissance de la finance ne doivent pas mettre au placard l’analyse ».

Ivan Hoareau constate également l’attaque sans précédent contre le monde du travail menée par ce gouvernement. C’est la marche vers « le démantèlement du service public ».

Pour le secteur privé, « la flexisécurité est un leurre ». « En prenant appui sur la loi El-Khomri, Macron est allé plus loin », poursuit le secrétaire général de la CGTR. « C’est la décentralisation du niveau de négociation vers l’entreprise, là où le rapport de forces est le plus défavorable au travailleur ». Ces lois sont un « champ ouvert pour l’arbitraire patronal », avec des préjugés de classe comme celui qui considère que le chômeur est responsable de son chômage. L’évolution de la formation vise à répondre maintenant aux choix à court-terme de l’entreprise.

« Le syndicalisme est dans le viseur du gouvernement, il nous faut nous lever et combattre », ajoute Ivan Hoareau, « l’année 2018 sera extrêmement difficile, avec l’aggravation de la pauvreté et des inégalités ». L’objectif de la CGTR est de travailler à « la convergence des luttes pour un mouvement de résistance », avec une ouverture sur les partis politiques dans le respect de l’indépendance syndicale. La CGTR a proposé une plate-forme à laquelle 8 organisations syndicales ont répondu. Le secrétaire général de la CGTR conclut son discours par un message de solidarité à destination des cheminots en lutte.