Luttes sociales

CGTR : « la justice fiscale au cœur des revendications »

Pour le rétablissement de l’ISF, le renforcement de l’impôt sur le revenu et la fin des impôts indirects

Manuel Marchal / 13 décembre 2018

Le mouvement social montre que « la population n’accepte plus l’impôt, car la fiscalité est très injuste ». La CGTR estime indispensable le rétablissement de l’ISF, et la réforme de l’impôt sur le revenu afin que les recettes issues de cette contribution progressive soient suffisantes pour mettre fin à la TVA, à la taxe sur les carburants, et à l’octroi de mer.

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Pierrick Olivier, responsable de la CGTR Finances publiques, rappelle que le problème de l’injustice fiscale est au cœur des revendications du mouvement social. « La population n’accepte plus l’impôt, car la fiscalité est très injuste ». La CGTR demande une réforme fiscale qui remet tout à plat, avec le rétablissement de l’impôt sur le revenu comme source principale de recette et que l’on en finisse avec les impôts indirects : TVA, taxe sur les carburants, octroi de mer. La CGTR revendique aussi un retour à une progressivité plus juste de l’impôt sur le revenu, qui ne compte plus que 4 tranches au lieu de 11. Ce retour en arrière permettra de taxer plus justement les plus riches.

Or dans son discours de lundi dernier, le président Macron ne dit rien sur la réforme fiscale, mais en plus il justifie le maintien de l’ISF. C’est « une véritable provocation ». L’ISF aurait dû d’ailleurs rapporter beaucoup plus, rappelle Pierrick Olivier.

« La politique fiscale est toujours d’alléger la fiscalité des entreprises, et toujours d’alourdir la fiscalité des salariés et des classes moyennes », constate la CGTR. D’où la nécessité d’œuvrer à réformer la fiscalité, afin que la population l’accepte.
Un emploi, un salaire pour vivre dignement résume la colère qui s’exprime dans ce mouvement social.

M.M.