Contre une dégradation des conditions de travail

Chauffeurs-livreurs : la CGTR Transport dénonce des pressions patronales

30 septembre

La CGTR Transport dénonce les pressions exercées par certains employeurs de la grande distribution dans le cadre de l’application de l’arrêté de 1966. Pour le syndicat, la nouvelle organisation des livraisons ne doit en aucun cas se traduire par une dégradation des conditions de travail des chauffeurs-livreurs.

La CGTR refuse que les salariés deviennent la variable d’ajustement des surcoûts et contraintes liés à l’application de la réglementation. Intensification des journées, réduction des temps de repos ou désorganisation de la vie personnelle ne sauraient être les réponses apportées aux difficultés économiques et organisationnelles des entreprises.
Le syndicat alerte également sur la situation des très petites entreprises de transport, souvent dépourvues de représentation du personnel. Le respect effectif des droits des salariés y est particulièrement exposé, notamment concernant les temps de conduite, le temps de travail et les repos journaliers et hebdomadaires.
La CGTR Transport souligne par ailleurs que les surcoûts liés à cette nouvelle organisation pourraient être répercutés sur les prix payés par les consommateurs réunionnais, comme cela peut déjà être le cas avec la surcharge carburant. Mais, souligne le syndicat, ces coûts ne peuvent être transférés directement sur les travailleurs.
Pour la CGTR Transport, la réglementation doit être appliquée sans pression sur les salariés. Elle appelle les employeurs à prendre leurs responsabilités et à ouvrir un véritable dialogue social. « Les chauffeurs-livreurs ne sont pas une variable d’ajustement », affirme le syndicat, qui annonce rester mobilisé pour faire respecter leurs droits.


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Témoignages - 82e année


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