Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
6 juin, parIEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Centrale du Gol : déficit de compétences locales ?
20 avril 2005

L’arrivée de 150 ouvriers thaïlandais pour exercer sur le chantier d’extension de la Centrale du Gol, si elle soulève le problème de l’absence de recours aux compétences locales et si elle illustre ce qu’est la déréglementation des droits sociaux, avec la mise en concurrence des travailleurs, est aussi l’occasion de souligner le rôle important que peut jouer un comité de vigilance pour l’emploi.
(page 7)
Dans le contexte de pénurie d’emplois que connaît notre île, l’affaire du Gol ne peut que susciter l’émotion des Réunionnais, car elle touche là la principale préoccupation. Le recours à des travailleurs thaïlandais pose plusieurs problèmes que nous avons évoqués dans nos éditions précédentes : pas d’utilisation de compétences locales potentielles ou avérées, illustration de l’impact de la mondialisation libérale avec la mise en concurrence des travailleurs.
Cette affaire permet aussi de réfléchir à la manière d’anticiper pour que l’on ne puisse plus se retrouver un peu comme devant “le fait accompli”.
Prévoir les besoins de main-d’œuvre, c’est-à-dire faire tout un travail en amont, cela pourrait être la tâche du Comité de vigilance pour l’emploi. Initié pour être un des éléments de la bataille contre les licenciements, ce comité peut également agir pour qu’à l’avenir, les Réunionnais puissent être suffisamment informés à l’avance de chantiers précis qui nécessitent des besoins spécifiques.
Il serait ainsi un instrument décisif de notre vigilance, pour que des demandeurs d’emploi réunionnais puissent saisir l’opportunité de ce type de chantier suffisamment à l’avance pour avoir le temps de se former et d’être opérationnels au Jour J du commencement des travaux. Ce qui rendrait totalement caduc le type d’argument selon lequel un déficit de compétences locales oblige à recruter ailleurs, alors que plus d’un Réunionnais sur trois est privé de travail.
Pour encourager la participation des décideurs économiques
De plus, l’acquisition par des Réunionnais d’un savoir-faire rare est sans nul doute un atout pour notre pays dans le cadre du co-développement de notre région (voir encadré) . Et dans ce contexte, le Comité de vigilance pour l’emploi, de part son travail en amont, a un rôle à jouer dans la gestion de ces compétences rares.
La vigilance ne s’exerce pas uniquement pour tenter de réfléchir à la manière d’éviter les suppressions d’emplois, elle a également un rôle essentiel quant à la prévention de situation comme celle que nous connaissons au Gol. C’est un encouragement à la participation des décideurs économiques à cette instance initiée par des élus de la majorité du Conseil régional. Car, soulignons-le, cette collectivité est notamment compétente dans le domaine de la formation professionnelle.
Ainsi, le Comité de vigilance pour l’emploi pourrait être un nouveau moyen pour aller vers la plus juste adéquation entre besoin de main-d’œuvre et politique de la formation professionnelle.
Manuel Marchal
Une compétence à acquérir et à partager
La compétence acquise par des Réunionnais dans le domaine de la soudure de haute précision pourrait être réutilisée à l’avenir, ici ou ailleurs. Car si l’on en croit les actes des commanditaires des travaux d’extension de l’usine du Gol, cette compétence est suffisamment rare, au point que l’on soit obligé de faire venir des travailleurs de Thaïlande.
Cela veut notamment dire, toujours si l’on suit ce raisonnement, que cette compétence ne doit pas exister dans les pays de notre environnement régional. Cela signifie qu’une fois que des Réunionnais ont acquis la qualification qui leur permet de travailler sur ce type de chantier, ils peuvent alors exporter leur savoir-faire. Et on peut même envisager que cet acquis soit partagé avec d’autres ouvriers de notre région. Car dans le cadre d’une politique énergétique en accord avec le développement durable, les centrales de production d’électricité à partir de la bagasse, peuvent être un moyen pour des pays qui produisent du sucre d’aller vers une diminution de leur dépendance énergétique. C’est un moyen d’aller vers l’émergence d’un pôle d’excellence réunionnais, impliqué dans le co-développement des pays de son environnement géographique et ouvert sur le monde.
Agir pou nout tout rencontre le sous-préfet
Dans un communiqué, l’association Agir pou nout tout, s’adressant au sous-préfet, confirmait suite à l’appel de ce dernier, la rencontre pour hier mardi 19 avril, à 16 heures 30 en sous-préfecture et annonçait qu’"une délégation de 4 personnes" serait présente.
Toujours dans le communiqué, l’association ajoutait que son souhait était "d’avoir lors de cette rencontre la présence de la Direction de la Centrale thermique du Gol, l’ANPE et la DDTEFP".
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient »
Mézami pou sak la viv lontan dann nout péi La Rényon-dizon pou sak la konète la loi disnèf mars 1946 kan l’arivé, zot téi panss sirman la fain (…)
Plusieurs millions de personnes supplémentaires en insécurité alimentaire
Vote unanime d’une loi à l’Assemblée nationale à Paris
IEDOM : « Un premier trimestre favorable avant l’impact de la crise au Moyen-Orient » Économie réunionnaise : le calme avant la tempête Kansa (…)
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture