Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
La vie des Réunionnaises et des Réunionnais au quotidien
3 octobre 2012, par

Il fait beau sous le soleil. Du moins, pour certains. Car pour nombre d’entre nous, la vie reste difficile. Illustrations.
• Joëlle
Du TUC à la précarité
Ah ! Cette dame est entrée dans le salariat avec un TUC (Travaux d’utilité collective) et aujourd’hui elle est toujours en contrat précaire. Ces renouvellements de contrats incessants « me désespèrent » puisque, explique-t-elle, « je ne peux concevoir de projets sur le long terme ». « Ce qui m’irrite le plus, c’est de voir des collègues arriver bien après moi être titulaires de leur poste ».
Il est vrai, Joëlle ne se laisse pas marcher sur les pieds. Ses droits au travail, elle les fait respecter. Voilà peut-être qui « déplaît ». « Je ne suis pas corvéable à merci », affirme-t-elle.
• Gabrielle
En attendant les vacances
Animatrice diplômée auprès des enfants, malgré de nombreuses demandes d’embauches, on fait appel à elle au moment des vacances scolaires. Une situation qui dure « depuis 6 années », précise-t-elle. Entre temps, elle perçoit les ASSEDIC. Ce qui est loin d’être suffisant pour satisfaire les besoins alimentaires de la famille, puisque son compagnon se trouve dans la même situation. Le couple se sacrifie pour l’éducation de deux chérubins. Souvent, ils réclament telle ou telle chose, comme des vêtements. « Nous leur confions que papa et maman n’ont pas les moyens », dit-elle. Et d’ajouter : « Quelle douleur pour nous de leur dire non » !
• Didier
La précarité, peut-être la pérennité ?
En colère, c’est l’état d’esprit dans lequel il se trouve. Il est allé frapper à toutes les portes — collectivités, entreprises, associations — pour décrocher un emploi. Tous lui ont dit que « pour l’instant, on ne recrute pas ». Sa spécialité est l’entretien des espaces verts. Pourtant, selon lui, « ce secteur est porteur d’emplois ». Il y a tant à valoriser, « les ravines, les bords de mer, les sites touristiques… ». Lui aussi est diplômé d’un CAP paysager et il continue de se perfectionner. Dans l’immédiat, les particuliers le sollicitent régulièrement. Additionnée au RMI, la monnaie perçue pour ce service rendu est bienvenue au foyer.
• Solange
Une journée qui commence à 5h
Dès 5 heures du matin, elle est debout. Le linge des marmailles repassé, elle les réveille. Deux heures et demie plus tard, ils sont déposés à l’école. Il est 8h30, elle est chez Denise où elle effectue le repassage et passe le balai jusqu’à 10h30. Elle est pressée, elle doit en effet se rendre à l’autre bout de la ville pour cuisiner le déjeuner, le dîner et faire le ménage pour une dame âgée. Il est 14h30, elle respire, mange un morceau et prend le café chez sa mère. Elle l’embrasse, il est l’heure de récupérer les enfants. Comme Didier, elle touche le RMI plus des allocations pour les enfants. Le travail qu’elle effectue n’est pas déclaré. C’est la seule solution qu’elle a trouvée, et pour cause, les portes du salariat lui sont pour l’instant fermées.
Nos peines
In kozman pou la rout
Nouvelle illustration de la faillite du système néocolonial
Négociations internationales sur la lutte contre la crise climatique
Des aides publiques de la France possibles
Le 1er juin, le Sénat a adopté le Projet de Loi de Régulation de l’enseignement supérieur privé lucratif. Ce débat aurait pu être l’occasion de (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture