Luttes sociales

COVID-19 : l’OIT salue l’engagement des BRICS sur l’emploi, la protection sociale et le dialogue social

Réunion des ministres du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud avec le Directeur de l’Organisation internationale du Travail

Témoignages.re / 17 octobre 2020

Le Directeur général de l’OIT, Guy Ryder, s’est réjoui de l’engagement pris par le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud (qui forment les pays du groupe BRICS) de mettre en œuvre de nouvelles mesures en soutien au marché du travail afin de faire face aux conséquences sans précédent de la pandémie de COVID-19.

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Prenant la parole lors de la sixième réunion des ministres du Travail et de l’Emploi des BRICS, M. Ryder s’est également félicité des mesures déjà appliquées dans ces cinq grandes économies en ce qui concerne l’emploi et la protection sociale, soulignant que 121 nouvelles dispositions en matière de protection sociale ont été prises entre mars et août 2020 dans la cadre de la réponse des BRICS à la crise.

« Prendre des mesures de soutien à l’emploi, aux entreprises et aux revenus à un niveau suffisant au moment où les moyens financiers devraient être de plus en plus limités constitue un véritable défi », a déclaré M. Ryder devant les ministres, « mais il est clair que pour éviter d’anéantir tous les progrès accomplis dans le domaine de la réduction de la pauvreté et pour nous assurer que personne ne soit laissé pour compte, nous aurons besoin d’efforts soutenus… Nous aurons également besoin de davantage de coopération internationale et de solidarité. »

Culture préventive de la sécurité et de la santé au travail

Dans la Déclaration publiée à l’issue de la réunion, les ministres prennent toute une série d’engagements de soutien envers les entreprises, en faveur d’un marché du travail stable et inclusif et pour un développement centré sur l’être humain.

Parmi eux figure la promotion d’une culture préventive de la sécurité et de la santé au travail, en particulier pour les personnes fragiles et vulnérables comme les femmes, les jeunes et les travailleurs âgés. Les ministres réaffirment également leur engagement à éradiquer la violence et le harcèlement au travail, à favoriser l’autonomisation des femmes et à accroître la possibilité pour elles de trouver du travail, ainsi qu’à investir dans l’économie des soins.

Pour un accès universel à la protection sociale

La Déclaration ministérielle s’engage à renforcer davantage les systèmes de protection sociale en prenant en compte la Recommandation (n° 202) de l’OIT sur les socles de protection sociale, et à assurer un accès universel à une protection sociale complète et à un niveau suffisant.

Par ailleurs, des mesures supplémentaires seront prises pour numériser et mettre à niveau les services publics de l’emploi, l’inspection du travail et les institutions en charge de la protection sociale, afin de maximiser les changements technologiques au service du travail décent et pour promouvoir la transition de l’économie informelle vers l’économie formelle pour les travailleurs et les entreprises.

La Déclaration souligne également le rôle central du dialogue social et la nécessité de le renforcer afin d’avancer vers le travail décent. Les partenaires sociaux des cinq pays, en l’occurrence les organisations de travailleurs et d’employeurs, ont pris part à la réunion, ce dont s’est réjoui le Directeur général : « Le dialogue social nous permet de manière efficace de réconcilier des intérêts divergents, de faire grandir la confiance et de s’approprier les mesures prises pour répondre à la crise. On ne dira jamais assez combien il est important », a-t-il déclaré.