Obsèques de Pierre Thiébault : un départ en chantant
4 juin, parNos peines
Jeunes
12 septembre 2012, par

Comme convenu, aujourd’hui, nous allons à la rencontre de jeunes. Aux parcours divers, ils se battent chaque jour pour maintenir en place leur entreprise, décrocher un job, suivre leurs études…
• Frédéric : ingénieur informaticien
Contacté hier matin, Frédéric, originaire de Saint-Denis, vit depuis 7 ans à Paris. Pendant cette période — soit 5 années —, il s’est formé au métier d’ingénieur information dans une grande école. Au sein de l’entreprise — de renommée internationale — qui l’a accueilli comme stagiaire, il travaille depuis deux ans. Cet élève brillant a fait face aux aléas en France, dont les préjugés. Pour autant, rien de cela ne l’a découragé. Dans sa promotion, ses professeurs le présentent comme un modèle. Il savait ce qu’il voulait.
• Frank : « Nous gardons votre demande »
Il a dit « non » à une « nouvelle remise à niveau » proposée par le Pôle Emploi. Et de souffler : « Juska kan i romèt a moin a nivo ? ». Âgé aujourd’hui de 26 ans, il est à la recherche d’un emploi depuis 3 ans. Pour des raisons économiques, la boulangerie qui l’employait l’a licencié. Depuis, il en a écrit et transmis des CV et lettres de motivations. Sur la dernière reçue, il est mentionné : « Nous gardons votre demande, et si besoin est, nous vous recontacterons ». « Dizon lé vré », rit-il. Ce genre de réponse lui est parvenu maintes et maintes fois. Malgré tout, il effectuera d’autres tentatives.
• Jordan : la rigueur
Son souhait : devenir aviateur. Cependant, avant de s’envoler, il doit impérativement effectuer quelques années à l’Université de La Réunion. Ce n’est qu’après qu’il pourra s’engager dans une école du genre. Entre temps, il met « des sous de côté » pour préparer convenablement son départ et son installation en France. Pour se faire, tantôt il est accompagnateur scolaire, tantôt il donne un coup de main à son frère garagiste. Il sait que la réussite passe par de nombreux sacrifices. D’ailleurs, depuis cette rentrée, ce bosseur a mis l’accent sur un peu plus de rigueur.
• Magalie et Sophie : coiffeuses
Dans le salon de coiffure, les clients vont et viennent. Magalie, avec le sourire, les accueille pour une couleur, une permanente, une coupe, un shampoing, etc. Elle est l’unique salariée de sa patronne. Toutes deux se connaissent depuis leur enfance. Chacune sait qu’elles peuvent compter l’une sur l’autre. Elles sont aussi diplômées d’un BP (Brevet professionnel). Elles se relaient également à la comptabilité. Leur affaire roule bien. Cela résulte du sérieux de femmes déterminées.
Dans une prochaine édition, des rencontres sur d’autres thématiques.
JFN
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