Luttes sociales

Déception pour le COSPAR

Le Collectif d’organisations syndicales politiques et associatives de La Réunion reçu à la préfecture

Jean Fabrice Nativel / 18 février 2009

« Pas de geste concret du préfet » hier midi au sortir de la réunion avec le Collectif d’Organisations Syndicales, Politiques et Associatives de La Réunion contre la vie chère.

Le Collectif d’Organisations Syndicales, Politiques et Associatives de La Réunion a été reçu par le préfet et son directeur de cabinet pendant une heure hier matin. Au sortir de cette rencontre, à midi passé, la délégation se montrait « déçue », souligne Christian Picard de l’Union nationale ATOS-FSU.

Rien de concret…

En effet, le Collectif a présenté au représentant de l’État la liste des revendications : une baisse immédiate de 5 euros sur la bouteille de gaz, une baisse de 20% sur les prix de produits de consommation courante, une hausse de 200 euros sur les bas salaires, les retraites, les minima sociaux et la bourse des étudiants, et le gel des loyers sociaux a minima pour cette année.

Sur ces revendications, le préfet ne peut apporter de réponses. Christian Picard, au nom du Collectif, attendait « un geste ». Eh bien, rien. En attendant, des hommes, des femmes et des enfants ne mangent pas comme il se doit. Ça, c’est une réalité.

… mais le préfet est « ouvert au dialogue »

Le préfet est cependant « ouvert au dialogue » —heureusement. Il est prévu une rencontre entre le Collectif, le Conseil régional, le Conseil général, le patronat, les maires et les bailleurs sociaux cette semaine. Cette initiative est louable, mais accouchera-t-elle de mesures réelles qui amélioreront le quotidien des plus nécessiteux ?

« Notre souhait est que La Réunion sorte grandie de cette situation », appuie Christian Picard. Aujourd’hui, le contexte est suffisamment difficile. Faut-il encore attendre le rapport de la mission d’expertise sur les prix des carburants — le 15 mars —, pour une baisse de 5 euros ? Les Réunionnais les plus nécessiteux, eux, attendent. Ils sont patients, mais jusqu’à quand ?

Jean-Fabrice Nativel