Luttes sociales

Des habitants opposés à toute violence

Au Chaudron

Jean Fabrice Nativel / 11 mars 2009

Le Chaudron Saint-Denis est un quartier comme un autre avec ses difficultés et ses atouts. Arrêtons de le stigmatiser.

Elle a bien débuté hier, mais elle a mal terminé, la manifestation du COSPAR dans les rues de Saint-Denis. En effet, les gardes mobiles affrontaient les perturbateurs, et vice-versa. Les personnes s’empressaient de quitter les voies de la capitale ou de les regagner et de s’enfermer chez soi. Les commerçants baissaient les rideaux. Les voitures des policiers et pompiers se rendaient sur les lieux sensibles.

Dans le défilé, on craignait tout débordement. Des amis du Chaudron me confiaient leurs inquiétudes. Car ce quartier serait une fois de plus montré du doigt. Eux se disaient opposés à toute agression à l’encontre de leur lieu de vie. Ils veulent donner une autre image à leur cité. En effet, des évènements malheureux sont venus la ternir. Aujourd’hui, cette cité est paisible. Il y a des hauts et des bas comme partout.

Le Chaudron, une belle cité

Au Chaudron, ils sont nombreux tous les jours à s’impliquer auprès des jeunes. Ils leur transmettent les valeurs : la responsabilité, l’amitié, la solidarité. Des garçons et des filles adhèrent aux associations et pratiquent des activités ludiques, sportives et culturelles. S’ils ont des difficultés scolaires, il leur est proposé un accompagnement extra-scolaire. Des animateurs sont tous les jours sur terrain et travaillent à la sérénité de leur cité. Qu’on arrête de stigmatiser “leur” Chaudron ! Qu’on arrête de critiquer ! Venez plutôt y apporter votre expérience !

Revenons à ce défilé où l’on marchait contre les injustices et les inégalités. Le COSPAR est insatisfait des baisses des prix de la bouteille de gaz et des carburants. Aujourd’hui, les négociations reprennent après une nuit de réflexion et une tisane au “romarin avèk gro sèl”. Comme les opérations coup de poing qui, on le rappelle, se passent dans les grandes surfaces et non sur un ring.

Texte et photos : Jean-Fabrice Nativel