Insertion par l’activité économique

Deux mois après la grève : toujours de grandes inquiétudes des salariés d’ADEL-BGE

29 janvier

Le 28 novembre dernier, des salariés de l’association ADEL-BGE ont débuté une grève de 2 jours pour dénoncer des dysfonctionnements. Le collectif des salariés a annoncé hier qu’ADEL ne fait plus partie du réseau BGE : « Les salariés vont se retrouver durant la semaine, dans l’impossibilité de travailler, (le cordon va être coupé avec le réseau national BGE) , aucune annonce, réunion, note de service... une direction qui fait l’autruche, et des salariés en colère »

« Dé-labellisation par BGE Réseau de l’association ADEL ; l’association ne pourra plus se prévaloir de l’appellation BGE

Notre association a fait l’objet d’une dé-labellisation par notre tête de réseau BGE, premier réseau national associatif d’accompagnement à la création d’entreprise.
Cette décision, prise par BGE réseau qui est membre administrateur de l’association, intervient à la suite des dénonciations par certains salariés des pratiques de gestion défaillantes et des malversations de la directrice Christine Vilar.
Pour rappel, les dysfonctionnements graves relatés sont notamment les suivants :
- Non-respect des statuts de l’association
- Gouvernance douteuse de l’association (conflit d’intérêt, liens familiaux,.…)
- Une comptabilité douteuse de l’association (comptabilité tenue par la directrice, absence de validation par un expert-comptable (pourtant exigée par les conventions de financement), anomalies inquiétantes sur les rapports de commissaire aux comptes)
- Non-respect des conventions de financement (non publication des comptes et des rapports de commissaire aux comptes…)
- Non-respect des obligations de l’employeur (défaut de déclarations sociales et d’acquittement des cotisations, non prise en compte de la santé au travail, absence de développement des compétences…)
- Faux et usage de faux (usurpation d’identité des salariés,…)
Il est à noter que cette dé-labellisation signifie qu’il n’y a actuellement plus de BGE à La Réunion, ce qui soulève des préoccupations sérieuses quant à la continuité des services fournis par l’association.
La décision du réseau BGE, bien que compréhensible au regard des manquements constatés, ne doit pas faire perdre de vue que ce sont les salariés et les bénéficiaires de nos services qui en subiront en premier lieu les conséquences. Cela impactera la confiance de nos partenaires, suscitant des inquiétudes grandissantes quant à l’avenir de notre association.
Malgré les alertes répétées émises en interne depuis près d’un an, les organes de contrôle chargés de surveiller le travail de la directrice n’ont pas réagi. Le Président, Jean-Claude Narsy, n’a pas réagi en diligentant ne serait-ce une enquête, même face aux faits graves qui lui ont été communiqués. Cette inertie démontre la collusion.
Seule une enquête judiciaire approfondie pourra faire toute la lumière sur cette affaire et en mesurer les responsabilités de chacun. Il est rappelé que certains salariés de l’association ont déposé une plainte auprès de Mme La Procureure en novembre dernier. »

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