Économie réunionnaise : le calme avant la tempête
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Grève illimitée à Groupama assurance
9 août 2005

C’est un ras-le-bol qui est à l’origine de cette grève illimitée des salariés de Groupama assurance. Ils dénoncent l’attitude de leur directeur général (DG), Jean-Marie Girardin, qui s’adonnerait à un sport nouveau, basé sur l’usure : le harcèlement moral.
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Les salariés de Groupama ne pensaient pas à une telle mésaventure lors de l’arrivée de Jean-Marie Girardin, qui prenait ses fonctions à la fin 2002. Petit à petit, les salariés s’étonnent du nombre, toujours progressif, de licenciements et de démissions. Ils interpelleront le Conseil d’administration de Groupama en 2003, sans résultat. Trois personnes décident alors de porter plainte pour harcèlement moral, ce qui aboutira à la mise en examen sous contrôle judiciaire de Jean-Marie Girardin. Il lui est même interdit de rencontrer certains de ses salariés, disons même un bon nombre. Cela l’empêche de se présenter à son bureau. Du coup, le bateau Groupama se retrouve sans capitaine. Le Conseil d’administration soutient quant à lui les yeux fermés son DG.
Aujourd’hui, 9 agences sont en grève sur les 12 que possède Groupama assurance. L’Intersyndicale, composée de la CGTR, CFDT, CFTC, UNSA et CFE CGC, dénonce fermement cette attitude du DG et du Conseil administration, qui cautionne un délit de taille. On parle bien de harcèlement moral, que sais-je ! Preuve que les “gouverneurs” de cette entreprise ferment les yeux sur ces exactions injustes, le Conseil d’administration ne recevra ses salariés, "que lorsqu’ils cesseront le mouvement", indique Alain Ethève, qui parle au nom de l’Intersyndicale. Entendez, “nous n’en avons que faire des petites gens, qu’ils baissent les armes avant”.
L’Intersyndicale, représentant presque 50% des effectifs, entend continuer son mouvement de grève jusqu’à la prise en compte de ses revendications. En effet, les salariés demandent le départ sans indemnité de Jean-Marie Girardin. Il serait incongru d’accorder une indemnisation pour une faute grave, voire même professionnelle. Le harcèlement moral est en effet puni par la loi. On sait que ses conséquences sont désastreuses pour les victimes. Les salariés grévistes exigent par ailleurs la nomination d’un nouveau directeur général. Espérons que celui-là saura dialoguer. Les grévistes souhaitent qu’il soit un vrai manager. Rien ne dit que ces exigences seront entendues. La grève se poursuit aujourd’hui. Affaire à suivre ...
Bbj
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