La concentration de richesses révèle l’ampleur des inégalités dans les anciennes colonies intégrées à la République française comme La Réunion
5 juin, parRapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
Grève à Reunion Automobiles
7 juin 2013, par

Le 17 mai, la CGTR Auto Moto prévenait des possibilités de mouvements de grève dans les différentes filières automobiles de l’île, à la suite des négociations annuelles obligatoires. Dans un contexte de crise économique et sociale, le syndicat avait annoncé que les négociations visant à revoir les conditions salariales et de travail pourraient être difficiles.
Lors d’une conférence de presse le 17 mai dernier, Jacques Bhugon, secrétaire général de la CGTR auto-moto, s’était alors alarmé de la détérioration du dialogue social à l’approche de ces NAO. Les premières réunions, organisées dès le 28 mai, ont été suivies d’un mouvement de grève, à Renault au Port.
Les salariés d’Automobiles Réunion (Renault) du Port, Saint-Paul et Saint-Denis ont entamé leur grève, le 5 juin, afin de dénoncer l’échec des NAO (négociations annuelles obligatoires). Les grévistes demandent une revalorisation salariale. Lors de la conférence de presse du 18 mai, Giovanni Bourice, délégué syndical CGTR chez Automobiles Réunion, avait expliqué qu’ils allaient demander une hausse de salaire à hauteur d’une enveloppe avoisinant les 290.000 à 310.000 euros pour près de 280 salariés. « Il y a moyen de négocier », car les bénéfices sont en augmentation, avait indiqué ce dernier.
Trois semaines plus tard, le délégué syndical CGTR chez Automobiles Réunion, a expliqué à la presse que les négociations n’ont pas abouti. Les grévistes souhaitent une hausse de salaire brut de 35 euros bruts, une prime exceptionnelle de 650 euros et un bon d’achat de 150 euros. De son côté, la direction propose une augmentation de salaire mensuelle de 1%, soit 12 euros bruts. Trois semaines plus tard, le délégué syndical CGTR chez Automobiles Réunion, a expliqué à la presse que les négociations n’ont pas abouti. Les grévistes souhaitent une hausse de salaire brut de 35 euros bruts, une prime exceptionnelle de 650 euros et un bon d’achat de 150 euros. De son côté, la direction propose une augmentation de salaire mensuelle de 1%, soit 12 euros bruts.
L’an dernier, les grévistes de Saint-Pierre, Saint-Paul, Le Port et Saint-Denis avaient obtenu, après huit jours de grève, la répartition d’une enveloppe de 290.000 euros, entre les 200 salariés, ce qui représente une augmentation de salaire de 111 euros par personne.
Céline Tabou
Rapport sur les riches publié par l’Observatoire des inégalités
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