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4 juin, parNos peines
Après la première victoire sur le prix de la bouteille de gaz
8 février 2012

Lundi, le rassemblement des transporteurs et des organisations de défense de consommateurs ont obtenu une baisse de 30% du prix de la bouteille de gaz. À partir du 1er mars prochain, la bonbonne s’échangera contre 15 euros. Ce succès montre qu’il est possible de faire baisser les prix. Hier, l’ARCP, ATD Quart Monde et Momon Papa Léla ont appelé à élargir le rassemblement pour faire aboutir les revendications des transporteurs et de toute la population.
Lors d’une conférence de presse organisée hier au siège de l’Alliance des Réunionnais contre la pauvreté (ARCP) à Bras-Panon, l’ARCP, Momon Papa Léla et ATD Quart Monde ont donné leur position suite à l’avancée obtenue hier grâce à la mobilisation. Suite à une table-ronde tenue la veille, il a été annoncé qu’à partir du 1er mars, le prix de la bouteille de gaz sera de 15 euros.
Le front uni des transporteurs, des associations de consommateurs et de la population est en train de payer, affirme Jean-Hugues Ratenon, président de l’ARCP. La prochaine étape est de faire avancer les revendications propres aux transporteurs, ainsi que celles qui concernent toute la population. Il s’agit du gazole professionnel, et de la baisse de 25 centimes du litre de carburant.
La baisse annoncée lundi rappelle la lutte menée par la population et le COSPAR. En février 2009, l’État soutenait la thèse selon laquelle il n’était pas possible de baisser les prix des hydrocarbures. Et pourtant le mois d’après, la baisse obtenue par la mobilisation était de 3 euros.
Elle est cette fois-ci de 6,76 euros, plus du double, soit 30%. Elle interviendra à partir du 1er mars, et non pas d’ici la fin de l’année comme l’avait proposé le président de la Région.
Pour les associations de consommateurs réunies hier, la priorité est d’élargir le front pour faire aboutir les revendications. L’objectif, c’est la baisse de 25 centimes pour tous. Il est important que le préfet vienne aussi à la table des négociations. Est lancé aussi un appel vers tous les parlementaires et les maires pour qu’ils prennent position.
La baisse est possible, plusieurs leviers sont disponibles.
Tout d’abord les marges des pétroliers et distributeurs, ensuite la réforme de la fiscalité. Du fait d’un réseau inadapté de transport en commun, le carburant devient un produit de première nécessité. Les collectivités pourraient donc décider de baisser les taxes sur les carburants, et de compenser la perte des recettes par un relèvement des taxes sur les produits de luxe.
Enfin, les associations comptent sur un geste de l’État. Ce dernier pourrait financer une subvention de 20 centimes par litre.
L’élargissement du front commun permettra la victoire.
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