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Premières réponses du président de la République au mouvement déclenché par les gilets jaunes
11 décembre 2018, par

Plus de trois semaines après le début du mouvement social déclenché par les gilets jaunes, le président de la République a pris la parole à ce sujet et annoncé plusieurs mesures : hausse du SMIC de 100 euros, suppression de la hausse de la CSG pour les retraites en dessous de 2000 euros par mois, défiscalisation des heures supplémentaires. Toutes ces mesures seront financées par le contribuable alors que les cadeaux fiscaux faits aux plus riches ne sont pas supprimés. Il a également exclu changer de politique. La remise en cause des retraites, des droits des chômeurs est toujours au programme.
Emmanuel Macron a pris pour la première fois la parole depuis le début du mouvement social déclenché par les gilets jaunes. Ces annonces ont porté sur la réponse aux revendications sociales, et l’annonce d’un débat national.
Le président de la République a annoncé une hausse du SMIC de 100 euros à partir de l’année prochaine sans que cela coûte aux entreprises.
Emmanuel Macron a remis en vigueur une mesure de Nicolas Sarkozy : la défiscalisation des heures supplémentaires. Il a aussi proposé la prise en charge par l’État des cotisations sociales et fiscales de la prime exceptionnelle de fin d’année que des patrons pourraient verser à leurs salariés en 2018.
Le chef de l’État est revenu sur l’augmentation de la CSG subie par les retraités. Elle ne s’appliquera pas pour les personnes qui ont une pension inférieure à 2000 euros par mois.
Sur les autres sujets, Emmanuel Macron a montré qu’il ne veut pas changer de politique. Le plan de suppression de 120000 postes de fonctionnaires est donc maintenu, et aucune augmentation n’est prévue pour les agents de l’État. Emmanuel Macron refuse de remettre en place l’impôt sur les grandes fortunes. Il maintient le cap pour la remise en cause des retraites et des droits des chômeurs.
Il est à noter que les hausses de salaires annoncées ne coûteront rien aux entreprises. L’augmentation de 100 euros de la prime d’activité, les cotisations sociales et fiscales liées aux heures supplémentaires et à la prime de fin d’année seront donc prises en charge par l’État. Aucune nouvelle recette fiscale n’a été présentée. Les cadeaux fiscaux pour les plus riches sont maintenus.
M.M.
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