Luttes sociales

Emploi des jeunes : « La maison brûle et on regarde ailleurs »

Conférence de presse du PCR

Témoignages.re / 13 octobre 2016

Le troisième sujet abordé hier par le PCR était la question de l’emploi des jeunes à La Réunion. Près de 1500 personnes en emploi d’avenir voient leur contrat se terminer cette année. De plus sur 37.000 jeunes sans diplôme, seulement 7.000 ont un travail. Qu’attend l’État pour agir ?

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Au nom du PCR, Maurice Gironcel appelle l’État à proposer des solutions pérennes aux jeunes en emploi d’avenir qui voient leur contrat se terminer.

Le PCR ne veut pas passer sous silence le problème de l’emploi des jeunes. Maurice Gironcel rappelle qu’il a participé à la dernière Commission sur la transparence des emplois aidés, aux côtés de deux députés, Monique Orphé et Jean-Jacques Vlody.

Lors de la réunion de cette instance, les services de l’État ont révélé que près de 1500 emplois d’avenir arrivent en fin de contrat cette année. Or, le PCR constate qu’il n’y a pas de solution pour ces jeunes qui arrivent dans cette situation.

« Or, ils ont travaillé trois ans, ils se sont formés et rendent un service utile à la population », déclare Maurice Gironcel, « il revient à l’État, qui finance ces emplois d’avenir, de trouver une solution pérenne pour ces jeunes ».

Car les initiatives proposées sont loin de répondre aux attentes. Elles se limitent à l’engagement que les jeunes concernés puissent être reçus par Pôle emploi, et par la possibilité de signer un nouveau contrat précaire, le CIE Starter.

Lors de cette même commission, les services de l’État ont annoncé que sur 37.000 jeunes sans diplôme, seulement 7.000 ont un emploi, pour la plupart un contrat aidé. Cela signifie que 30.000 autres n’ont aucune solution. Parmi ces derniers, la moitié est totalement sortie des écrans radars. Les services de l’État ne sait pas ce qu’il advient d’eux.

Maurice Gironcel rappelle que l’emploi des jeunes est une question essentielle. Les chiffres cités lors de la dernière Commission sur la transparence des emplois aidés montrent une situation qui va s’aggraver. Des milliers de jeunes sont donc abandonnés, ce qui fait dire au PCR que « la maison brûle et on regarde ailleurs ».