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7 mars 2025, par

Les femmes sont toujours moins bien payées que les hommes, avec un écart de 4,3% chez les moins de 25 ans et de 24,9% pour les 60 ans et plus.
Le salaire moyen des femmes dans le secteur privé (21.340 euros nets par an) en France était 22,2% inférieur à celui des hommes (27.430 euros) en 2023, une inégalité qui s’est réduite d’un tiers depuis 1995, a souligné l’Insee. La différence de salaire en faveur des hommes augmente avec l’âge : elle n’est que de 4,3% chez les moins de 25 ans et augmente ensuite régulièrement pour atteindre un quart (24,9%), pour les 60 ans et plus.
L’écart se réduit plus rapidement depuis 2019, a raison d’environ un point de pourcentage par année, précise l’Institut national de la statistique. L’an dernier, il était de 23,5%. La relative faiblesse du salaire des femmes tient en partie à un volume de travail annuel inférieur de 9,3% à celui de leurs homologues masculins, car elles sont plus souvent à temps partiel et moins souvent en emploi.
« Cependant, même à temps de travail identique, le salaire moyen des femmes est inférieur à celui des hommes de 14,2% », contre 14,9% en 2022, a précisé l’Insee. L’institut a ajouté que « pour le même emploi exercé dans le même établissement, l’écart de salaire net en équivalent temps plein se réduit à 3,8% », contre 4% en 2022. Les écarts de salaire entre les deux sexes s’expliquent notamment par « la répartition genrée des professions », les femmes ne travaillant pas dans les mêmes secteurs que les hommes et n’occupant pas les mêmes emplois.
Même volume horaire mais des différences de salaire
Les secrétaires, à 95,3% des femmes, ont un salaire net moyen à temps plein de 2044 euros nets par mois. Les femmes ne représentent en revanche qu’un quart (25,7%) des ingénieurs et cadres en informatique, un ensemble professions où le salaire moyen est de 3985 euros nets. Elles sont toutefois majoritaires (56,4%) chez les cadres des services administratifs des PME, qui perçoivent en moyenne 4432 euros nets.
Le plafond de verre n’a pas disparu, car parmi les 1% des postes les mieux rémunérés, on ne compte que 24% de femmes. L’écart en faveur des hommes est plus fort chez les cadres (15% en salaire pour les temps plein), que chez les professions intermédiaires (11,6%) ou les ouvriers (12,9%), alors que chez les employés, il n’est que de 3,6%.
La différence de salaire en faveur des hommes croît avec l’âge.
La différence est de 4,3% chez les moins de 25 ans à volume de travail égal et croît ensuite régulièrement pour atteindre un quart de 24,9%, pour les 60 ans et plus.
Mais les jeunes femmes travaillent moins que les hommes en raison d’une « insertion un peu plus tardive sur le marché du travail, car elles sont en moyenne plus diplômées que les hommes », selon l’Insee.
Enfin, l’écart de salaire croît avec le nombre d’enfants : les femmes sans enfant gagnent en moyenne 13,8% de moins que les hommes, celles avec trois enfants ou plus 40,9% de moins.
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